Nouvelles

3. oct., 2022

Durant le mois d’août 2022, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) en RDC a documenté 434 violations et atteintes aux droits de l’homme sur tout le territoire de la République démocratique du Congo, soit une augmentation de 17% par rapport au mois de juillet 2022 (371 violations). Cette augmentation reflète à la fois une augmentation des violations attribuables aux agents de l’Etat (14%) et des atteintes attribuables aux membres des groupes armés (19%).

Les agents de l’Etat principalement des membres des FARDC et de la PNC, sont responsables de 154 violations, soit 35% des violations documentées en août 2022, les groupes armés de 280 atteintes aux droits de l’homme, soit 65% du nombre total des violations enregistrées sur l’ensemble du territoire.

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2. oct., 2022

Le porte-parole de l’opération « Shujaa » ,le lieutenant-colonel Mak Hazukay:

« Nous avons été tous surpris d’apprendre que parmi les victimes de Bulongo, on a enregistré deux victimes dont une femme. Et là nous disons que soit nos militaires n’ont pas respecté les consignes qu’on leur donne ou soit la population ne comprend pas pourquoi nous donnons ces consignes. Il est inconcevable de retrouver une femme civile dans une position militaire à 06h00 du matin. Ces positions-là sont celles de combats. Ce sont des tranchées de communication, ce sont des trous de fusiliers exposées à toute attaque, à toute menace ennemi. C’est inconcevable qu’on trouve des femmes et des enfants dans pareille position. Si quelqu’un a une copine, une femme, un dépendant, il y a des heures de visite. Emmenez quelqu’un dans un trou de fusilie c’est punissable », a-t-il insisté.

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Pensez-vous que quelqu'un sera puni? 
Certes, la famille de la défunte est punie par cette grande perte. 

29. sept., 2022

La tension s’observe depuis plus de trois mois entre les acteurs de la société civile et les policiers de la Légion nationale d’intervention (LNI), installés aux quatre barrières principales, à l’entrée et la sortie de la ville de Beni (Nord-Kivu). Cette tension fait suite aux tracasseries dont la population dit être victime de la part de cette unité de la police. Celle-ci rejette ces allégations, disant se livrer plutôt à la saisie de fausses pièces d’identité à ces postes de contrôle.

La situation remonte à plus de trois mois. De fausses pièces d’identité sont récupérées auprès de la population, dont la majorité provient de la région de Lubero, Butembo à destination de Mambasa en Ituri.

La société civile de la commune de Bungulu, où cette situation est le plus souvent vécue, se plaint :

« On n’accepte pas des attestations de perte des pièces. Il y a même des cachots érigés au niveau des barrières. Si vous n’avez pas l’argent, vous êtes immobilisé. Nous nous posons la question de savoir, est-ce que la LNI est une unité spéciale à laquelle on ne peut même pas toucher au nouveau des barrières ? Le gouverneur de la province de l’Ituri, lui au niveau des barrières, est en train d’enlever les services qui ne sont pas habilités. Pourquoi pas celui du Nord Kivu ? »

Le commandant de la LNI dans la ville de Beni, colonel Justin Nyembo, fait comprendre que la situation actuelle nécessite une rigueur de contrôle des pièces d’identité qui n’est nullement une forme de tracasserie.

Le colonel Justin Nyembo a même exhibé plus de 1 500 fausses pièces d’identité saisies sur plusieurs personnes parmi lesquelles des suspects qui veulent vaquer d’un point à un autre du territoire et pour enfin infiltrer la ville.

Il appelle la population à la dénonciation des suspects, car la sécurité est une affaire de tous.

29. sept., 2022

En l’espace de quelques jours, deux scabreuses affaires éclaboussent les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans le Nord-Kivu. Elles portent sur des accusations d’empoisonnement et de haute trahison et impliquent deux haut gradés.

Le premier, le Colonel Kahombo Rambo Augustin, commandant Bn QG 34 Rm, est accusé d’empoisonnement du feu Général de brigade Tshinkobo Mulamba Ghislain, commandant de la 34 ème région (Nord-Kivu), décédé à Goma le 16 août 2022, de suite d’un accident vasculo-cérébral.

D’après une note de la direction de renseignements de la 34 région militaire, l’autopsie sur la dépouille du feu Général de Brigade Tshinkobo Mulamba Ghislain a révélé qu’il était victime d’un empoisonnement.

L’inculpé, le Colonel Kahombo Rambo Augustin, a été transféré à l’auditorat militaire supérieur près la Cour militaire du Nord-Kivu.

Le deuxième dossier concerne le lieutenant général Philémon Yav, commandant de la 3 ème zone de défense des FARDC et des opérations de l’armée loyale contre les groupes armés dont le M23 au Nord-Kivu.

Responsable du commandement des cinq provinces, à savoir le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri, le Maniema et la Tshopo, il est accusé de haute trahison. Aux dernières nouvelles, il aurait été transféré, lundi 19 septembre 2022, à la raison centrale de Makala, à Kinshasa.

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26. sept., 2022

Les chefs coutumiers des territoires de Mwenga et Shabunda, dans la province du Sud-Kivu déplorent l’implication de certains militaires dans l'abattage d’arbres pour la fabrication de braises qu’ils commercialisent. Dans un message adressé aux autorités provinciales, ces chefs coutumiers ont fustigé le fait que tous leurs efforts pour protéger la biodiversité soient réduits à néant par les militaires.

“Nous n'avons pas de force, vous verrez un cortège de militaires avec des sacs de braises, même avec les espèces rares et protégées. Vous nous avez dit de protéger l'environnement, nous avons parlé aux habitants qui nous ont écoutés mais nous craignons les armes. Que le président Tshisekedi instruise le général des FARDC à Bukavu d'interpeller les militaires,ici nous ne vivons que grâce à nos forêts. Plus grave, ils abattent les arbres”, disent les chefs coutumiers dans leurs dénonciations.

Devant les ministres provinciaux de l'environnement, des mines et de l'EPST, ces chefs coutumiers ont insisté sur le fait que les forêts constituent une richesse à protéger.

“Nous vous demandons de nous contacter une fois pareil acte se répète”, prévient Jérémie Basimane, ministre provincial de l'environnement.

Voir l'article original sur desknature.com