Nouvelles

6. sept., 2020

Bien que le Conseil des Ministres se tape la poitrine que la situation sécuritaire en RDC s'améliore, il ne se passe plus un jour sans que quelque part dans notre pays un militaire tourne son arme contre un civil. Ceci est d'autant plus inquiétant que les militaires se prêtent à des actes de vengeance entre civils. Il ne faudrait pas s'étonner que ce soit même contre paiement. En tout cas, ce phénomène est un indicateur clair de l'absence de l'Etat. Quand les militaires font la loi ou jouent au mercenaire, la population vit dans la terreur.

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Deux militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont été arrêtés samedi 5 septembre dernier dans la localité de Musimba située dans le sud-est de la ville commerciale de Butembo, en territoire de Lubero au Nord-Kivu.

Ils sont accusés d’avoir fusillé un civil âgé d’une trentaine d’années.

La coordination de la nouvelle société civile de Musimba indique que les bourreaux sont transférés à l’auditorat militaire de garnison de Butembo-Beni, pour instruction de leurs dossiers.

5. sept., 2020

COMMUNIQUÉ

Paris – Genève, le 4 septembre 2020 – Dix ans après l’assassinat de Floribert Chebeya et la disparition de Fidèle Bazana, le commandant Christian Ngoy Kenga Kenga, considéré comme fugitif dans cette affaire, a été arrêté hier à Lubumbashi sous des accusations de « détention d’armes de guerre ». L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH-OMCT) espère que cette arrestation contribuera à relancer la procédure judiciaire dans l’affaire Chebeya / Bazana, afin que tous les responsables soient identifiés, jugés et sanctionnés.

Alors que depuis dix ans, seule une parodie de justice a été rendue dans le procès des assassins présumés du défenseur des droits humains Floribert Chebeya et de la disparition de son chauffeur Fidèle Bazana, l’arrestation de Christian Ngoy constitue une occasion importante de relancer cette affaire judiciaire.

Christian Ngoy était en fuite depuis le double assassinat, et circulait en toute liberté dans le sud de la RDC bien que condamné lors du procès en première instance en 2011. Un autre fugitif, l’ancien policier Jacques Mugabo, avait lui aussi été condamné en 2011 et n’a pour l’heure toujours pas été inquiété. Tous deux sont proches du Général John Numbi Banza Tambo, considéré comme le commanditaire de ces actes, et qui n’a pour sa part jamais été poursuivi. Le Général Numbi était, à l’époque des faits, Inspecteur général de la police et est aujourd’hui Inspecteur général de l’armée congolaise et sous sanctions de l’Union européenne depuis 2016 pour son rôle présumé dans des atteintes à la démocratie et au processus électoral en RDC.

« L’arrestation de Christian Ngoy constitue un espoir pour la justice et la vérité concernant l’assassinat de Floribert Chebeya et la disparition de Fidèle Bazana en RDC. Il est désormais temps d’identifier, d’arrêter, de juger et de sanctionner l’ensemble des responsables impliqués dans cette affaire, en particulier le général John Numbi, suspecté d’être le commanditaire des crimes » , a déclaré Alice Mogwe, présidente de la FIDH.

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Serait-ce le début de la fin de l'impunité des criminels en uniforme ? 

5. sept., 2020

Vingt militaires et un policier congolais ont été condamnés pour viol dans l’Est de la République démocratique du Congo. « C’est un signal fort pour les commandants de l’armée congolaise« , a estimé le président du tribunal qui a rendu ce verdict jeudi dans la province du Sud-Kivu, Alain Gionganga Lwanzu.

Les militaires ont été jugés en présence de 23 de leurs victimes qui se sont constituées parties civiles. Ils étaient poursuivis pour des violences sexuelles commises en 2020 dans la plaine de la Ruzizi entre Bukavu et Uvira, dans une région déstabilisée par les groupes armés et le banditisme.

Des « femmes de divers âges dont une fille de 9 ans, mais aussi un jeune garçon » font partie des victimes, selon la Fondation Panzi.

Le procès se voulait « pédagogique » pour « dissuader des hommes en armes de commettre des actes contraire à la loi comme prendre des femmes de force« , avait expliqué en août à l’AFP le procureur militaire, le capitaine Joseph Nganama. C’est aussi un message pour que « les civils sortent de leur peur et sachent que le militaire n’est pas au-dessus de la loi« , avait-il ajouté.

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P.S.: pourquoi nos médias ne parlent pas de cette affaire, seulement les médias étrangers?

4. sept., 2020

Une milice ayant commis des exactions affreuses et dont les membres sont prétendument  recherchés, la CODECO, fait incursion dans la ville militarisée de Bunia, Ituri. Elle défile à pied dans les grandes artères de la ville. Arrivée à la prison centrale, elle exige la libération sans conditions de ses membres qui y sont détenus. On lui ouvre grandement les portes de la prison, elle libère les siens et procède par un recrutement occasionnel parmi les prisonniers volontaires et ce, sous le regard des autorités. Après la sale besogne, les autorités (politiques et administratives) de la ville mettent à sa disposition une logistique appropriée : des provisions (sacs de riz, haricots) sont offertes et 3 véhicules militaires sont mis à sa disposition pour un retour digne et sécurisé dans la brousse, à Ezekere, à une dizaine de kilomètres à l'Est de Bunia.

La population redoute l’infiltration de ces hommes armés dans certains quartiers pour planifier une nouvelle invasion de la ville. Quelques minutes avant leur retrait, les forces de l’ordre ont tiré plusieurs coups de feu pour disperser certains habitants en colère qui jetaient des pierres sur ces miliciens. Un garçon a attrapé une balle perdue dans sa jambe. 

Maintenant dites-nous: dans quel autre Etat du monde est-ce qu'on peut voir un tel spectacle? Où encore est-ce que l'armée protège les terroristes contre la population? Seulement chez nous, en RDC!

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4. sept., 2020

Un militaire des FARDC de première classe a tiré à bout portant sur sa femme. L’incident a eu lieu au quartier Païda de la ville de Beni, Nord-Kivu. Selon le porte-parole des opérations Sokola 1 dans la région, le lieutenant Antony Mwalushayi, tout est parti d’un conflit conjugal qui a dégénéré. Le lieutenant Antony Mwalushayi précise qu’après cet acte ignoble, l’incriminé s’est lui-même livré au cachot du service des renseignements militaires de Païda. Le meurtrier sera transféré ce jeudi à l’auditorat militaire garnison de Beni pour y répondre de ses actes.

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