Nouvelles

2. juil., 2020

C'est vrai que parfois les mamans marchandes envahissent l'espace public sur les routes de la ville, mais elles n'ont pas d'autres choix comme la ville ne tient pas compte de leurs besoins et elles n'ont pas d'alternatives pour assurer un revenu à leurs familles.

Les mesures correctives indispensables devraient dès lors être prises avec respect pour ces pauvres mamans paupérisées par l'incapacité des autorités à organiser la ville convenablement et créer un climat d'affaires propice. Les policiers devraient apprendre comment gérer de tels cas de façon respectueuse. Ce qui est clair, c'est que partir avec les marchandises pour leur propre consommation n'est rien d'autre qu'un vol. Le port de l'uniforme ne donne pas droit à l'accaparemment des biens des mamans, pour qui la disparation du peu de moyens de survie qu'elles ont est un drame. Que les mamans soient rétablies dans leur droit!

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26. juin, 2020

Depuis bientôt une semaine, une forte présence militaire est observée dans la ville de Mwene-Ditu, à 132 km de Mbuji- Mayi, dans la province de Lomami. Ces militaires en tenue des FARDC proviennent de la formation militaire au centre de Kamina, dans la province du Haut- Lomami.

« Depuis leur arrivée à Mwene-Ditu, certains se livrent à la mendicité et d’autres à l’extorsion des biens tels que les téléphones des paisibles citoyens., » a déclaré le maire de Mwene-ditu sur la radio Okapi.

Fidelie Kabinda affirme avoir fait le rapport à la hiérarchie au niveau de Kabinda.

Et la province, à son tour, renseigne avoir fait son rapport au niveau de Kinshasa mais aucune suite n’a encore été donné.

Le maire affirme que la présence de ces militaires constitue une source d’insécurité à Mwene-Ditu.

« Nous avons fait part à notre hiérarchie au niveau de Kabinda. Kabinda nous a informé qu’il a déjà fait rapport au niveau de Kinshasa. Donc on attend. Nous on ne sait pas ce qui s’est passé à Kamina. Ce sont les nouvelles recrues qui ont fini leur formation.  Ils sont en tenue. Ils ne sont pas en bonne santé. Même à Mbuji- Mayi, ils sont déjà là », a-t-il déploré.

Le maire de Mwene-Ditu précise que ces militaires qui sont pour la plupart malades, sont arrivés sans ordre de mission, ni feuille de route. Pour lui, leur présence constitue une insécurité et une charge pour la ville.

Le maire de la ville déclare pour sa part que ces présences non justifiées constituent une charge pour son entité :

« Ils sont presqu’en divagation. C’est-à-dire qu’ils se sont retrouvés en dehors de leur site au niveau de Kamina. Selon eux, leur hiérarchie leur a demandé de se rechercher parce qu’au niveau de leur centre, il n’y a pas de prise en charge. C’est ainsi que chaque jour ici, nous sommes obligés d’interpeller un groupe, on donne un peu quelque chose. Pour le moment, ils ont même mis leur tenue de côté, il y a en qui passe vers le Kasaï Oriental, Kasaï Central. Ils sont partout, ils sont en divagation », a déclaré le maire Fidelie Kabinda.

Thierry Mfundu

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16. juin, 2020

Entre janvier 2015 et décembre 2018, les forces de sécurité congolaises ont brutalement et systématiquement réprimé les manifestants qui s’opposaient aux tentatives du président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà de son deuxième mandat constitutionnel. Fin décembre 2018, on dénombrait au moins 320 morts et 3 500 blessées, principalement dans la capitale Kinshasa. Plus de 8000 personnes ont également été arbitrairement arrêtées ou détenues dans le cadre de ces manifestations. La brutalité de la répression de cette révolte populaire a été particulièrement criante lors des manifestations de janvier 2015, de septembre 2016 et de décembre 2016, ainsi que pendant les marches pacifiques du Comité laïc de coordination de l’Eglise catholique (CLC) organisées entre décembre 2017 et février 2018.

Dans un nouveau rapport intitulé « Sans suite ! », Amnesty International rend compte du recours systématique à la force excessive, y compris létale, par les forces de sécurité, souvent sur ordre des autorités. Il examine également l’incapacité des autorités congolaises à enquêter efficacement sur ces crimes et autres violations graves des droits humains et à traduire leurs auteurs présumés en justice.

Les autorités ont empêché que des poursuites soient engagées ou, tout au moins, ont retardé les actions menées par les victimes, leurs familles et leurs avocats pour obtenir justice. Et les autorités ont agi de la sorte même lorsqu’elles avaient reconnu que des violations avaient été commises par la police et qu’elles s’étaient engagées à mener des enquêtes et à établir toutes les responsabilités. Selon les informations dont dispose Amnesty International à ce jour, aucune des victimes qui ont déposé des plaintes officielles n’a vu leurs auteurs présumés traduits en justice. De nombreuses familles de victimes n’ont même pas pu récupérer les corps de leurs proches afin de les enterrer dignement ni obtenir justice et réparation. Beaucoup de celles et ceux qui ont perdu un membre de leurs familles, et devenant de ce fait veuves, veufs ou orphelins, doivent se battre pour survivre.

Les autorités congolaises doivent veiller à ce que des enquêtes exhaustives, impartiales, indépendantes et transparentes soient menées sur tous les crimes et autres graves violations des droits humains perpétrés par les forces de sécurité lors des manifestations. Les auteurs présumés doivent être renvoyés sans délai devant des tribunaux compétents et poursuivis dans le respect des normes internationales d’équité des procès. La demande des victimes et de leurs familles pour accéder à la vérité, à la justice et à des réparations satisfaisantes doit être respectée. Les autorités congolaises doivent veiller à ce que les plaintes déposées par les victimes ou leurs proches soient traitées sans délai en conformité avec les lois et les normes internationales relatives aux droits humains.

Pour télécharger tout le rapport

14. juin, 2020

Même dans leur mission principale: protégér la population, nos FARDC ont lamentablement échoué, constate CEPADHO. Le nombre de victimes des présumés ADF est passé à 662 civils tués en 7 mois dans la région de Beni à l’Est de la République démocratique du Congo.

Le CEPADHO suggère que l’armée mette sur pied une stratégie d’anticipation des attaques et encourage le commandement à la promptitude dans la gestion des alertes de la population en lien avec le mouvement des rebelles.

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14. juin, 2020

La Nouvelle Dynamique de la Société civile, Ndsci, est estomaquée par ce qu’elle qualifie de “tracasseries policières” dans la commune de Kadutu. Les paisibles citoyens et citoyennes sont dépouillés de leur argent, téléphones et torturés par des coups de fouet, déplore cette structure citoyenne dans sa dépêche publiée ce week-end.

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