Nouvelles

9. nov., 2019

Avez-vous été choqué autant que nous de tous ces morts inutiles, ces derniers temps, tués par des armes à feu de la police? Ceci est inacceptable dans un pays dit démocratique. Dans tout autre pays, le parlement serait dans tous ses états pour éxiger des enquêtes, des sanctions, des préventions. Pas chez nous. La vie d'un citoyen n'a pas beaucoup de valeur en RDC, car vous pouvez la perdre pour un rien, aux mains de ceux-là même qui sont sensés nous protéger.

Habari RDC a entièrement raison de poser la question en ces termes:

Dans ce lot de réalités de notre police, je me pose la question de l’opportunité du port d’armes par les policiers en pleine capitale. Pourquoi gaspiller les munitions à Kinshasa ? Ces balles qui tuent de paisibles Kinois pourraient être plus utiles dans des zones de conflits dans l’est du Congo. La ville de Beni par exemple a plus besoin de munitions que Kinshasa. A mon avis, il est plus que temps de passer aux moyens de maintien de l’ordre plus dissuasifs. Les forces de police doivent utiliser des armes dites non létales ou incapacitantes. Celles-ci ne tuent ni ne blessent la cible. L’humanisation des services de sécurité telle que voulue par le président Félix Tshisekedi c’est aussi cela.

Mais est-ce vraiment cela que veut notre président? A-t-il pris position sur ces assassinats par les policiers? A-t-il envoyé de là où il voyage le moindre signe qu'il se préoccupe de ces crimes institutionnels? En tout cas, nous n'en avons capté aucun. Si vous l'avez capté, merci de le partager avec nous pour nous rassurer.

Lire le blog de Habari RDC.

6. nov., 2019

Une fois de plus des innocents ont été assassinés par des inconnus armés. Malgré l'opération militaire d'envergure contre les rebelles de toutes sortes, les assassins de Beni sont toujours à l'oeuvre sans être inquiétés.

Pourtant la société civile a alerté les autorités qu'il y avait un mouvement suspect aux alentours de Kokola, mais il n'y a pas eu de réaction. "Les assaillants ont passé plusieurs heures sur place en train de se livrer aux tueries, pillages de biens des civils avant de se volatiser dans la nature avec les otages", a indiqué Bravo Vukulu président de la société civile de Bambuba-Kisiki.

Une fois de plus, on ne peut que conclure que certaines autorités civiles comme militaires doivent être complices de ces assaillants non-identifiés. Toutes les annonces du président Tshisekedi quant au retour promis à la paix à Beni sont ridiculisées par des attaques pareilles et font douter du sérieux de nos autorités nationales à vouloir, et pouvoir, réellement trouver une solution à cette forme de terrorisme récurrente depuis 5 ans!

Nous sommes indignés!

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1. nov., 2019

Trois motocyclistes-wewa et l’AG-Administrateur de l’hôpital Vijana de Lingwala, Nkuku Ilo Belvis, ont été tués par un policier commis à la garde de Dolly Makambo, ministre provincial de l'intérieur. Celui-ci a promis de tout mettre en œuvre pour que justice soit faite.

La population indignée a mis le feu à une camionnette de la police. 

Que des civils continuent à mourir par balles de la Police, est une démonstration du manque d'éthique de la part de ceux qui sont sensés nous protéger. Le manque de réaction de la part des autorités policières est choquant.

Lire différents articles:

7sur7.cd
actualite.cd
objectif-infos.cd

20. oct., 2019

La séparation des pouvoirs est inscrite dans notre constitution. Malheureusement à l'Est de notre pays, l'Etat n'est pas présent sous toutes ses formes. Dans de nombreuses zones rurales, ce n'est que l'armée qui est visible. Celle-ci se croit alors tout permis, même pratiquer justice, leur justice, évidemment.

 « Ils jugent et réconcilient les affaires civiles, pénales sans être inquiétés, à la vue de l’autorité de la police et de l’autorité coutumière locale en violation de la loi congolaise, de la constitution, de la république mais aussi des consignes de leur hiérarchie qui malheureusement ne prend aucune mesure disciplinaire pour les éléments fautifs. La plus grande victime de ce comportement reste la population civile et ses biens, parmi lesquels les poules, chèvres, téléphones et argents…. », a dénoncé Kakule Mutsunga Bin Sikwaya, Défenseur des droits de l’homme et acteur de la société civile à Malio.

Contacté au téléphone à ce sujet par la Radio Moto ce vendredi 18 octobre 2019, le Commandant des FARDC en groupement Malio a nié toutes les accusations contre ses hommes. Selon ses propres termes, tous les membres de la société civile de Malio sont des menteurs de grand chemin. Il a par ailleurs rassuré qu’il répondra à cette question de tracasserie après vérification de cette information.

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20. oct., 2019

L’information a été livrée ce vendredi 18 octobre 2019 par l’Avocat général des FARDC près la Cour Militaire opérationnelle du Nord-Kivu, rapporte Radio Moto Butembo-Beni (RMBB): deux officiers dont l’un des FARDC et un autre de la PNC ont été mis sous les verrous. Ils sont cités dans les actes de criminalité qui sévissent dans la ville de Butembo dans la province du Nord-Kivu.

Le Colonel NKUMBU NGOMA Jean-Baptiste ne révèle pas les griefs précis qui pèsent sur ces officiers mais mentionne que deux autres policiers ont été aussi arrêtés cette semaine dans le cadre du même dossier liés aux incursions d’hommes armés à Butembo.

L’un de ces policiers arrêté est de Butembo alors que l’autre vient de Beni, une cinquantaine de kilomètres plus loin.

Il sied de noter que depuis deux semaines déjà, une dizaine d’autres personnes qui ont été arrêtées dans le cadre des enquêtes sur le phénomène Kasuku et le meurtre de l’étudiant Patrick KIVINGU de l’UOR Butembo ont déjà été extraites du cachot de l’ANR Butembo-Lubero. Une partie a été conduite à la prison de Beni-Kangbay, le reste au cachot de l’auditorat militaire de Beni.

Les investigations continuent entre-temps pour mettre la main sur d’autres auteurs ou complices des incursions nocturnes à Butembo et leurs collaborateurs, rassure Le Colonel NKUMBU NGOMA Jean-Baptiste.

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