Nouvelles

14. oct., 2021

Dans un rapport de juin 2021, le groupe d’experts des Nations unies pour la République démocratique du Congo a précisé que parallèlement aux attaques et kidnappings commis par les ADF contre les cultivateurs de cacao, des militaires des forces armées congolaises ont récolté les cabosses dans les champs désertés pour revendre les fèves clandestinement en Ouganda.

Le responsable d'une coopérative agricole qui approvisionne Virunga Origins confirme à l'AFP, sous couvert d'anonymat, que "dès que les planteurs quittent les champs, il y a des militaires qui volent les produits et les revendent aux fraudeurs contrebandiers".

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Vous comprenez que dans pareilles circonstances, les FARDC n'ont aucun intérêt à ce que l'insécurité soit éradiquée. Bien au contraire, ce serait la fin de leurs pratiques illégales. Ainsi nos militaires ne sont ni plus ni moins les alliés objectifs des présumés ADF, et tous les deux risquent de se pérénniser longtemps dans la zone, au détriment de la population agraire doublement victime.

11. oct., 2021

Les habitants du village Yambienene ont protesté vivement contre l'arrestation jugée arbitraire de deux jeunes qui avaient volé quelques régimes de noix de palme. Cette vague de soulèvement a occasionné des marches populaires allant jusqu’au cachot de la police de Bolanga où étaient placés les deux accusés de vol avec d’autres accusés. Peu après, ces jeunes ont été libérés par cette population après des échauffourées avec les forces de la police, qui prirent fuite.

Après ce forfait, il y eût un déploiement des policiers en renforcement venus de Basoko qui vont par la suite arrêter, toute la nuit, plusieurs jeunes soupçonnés d’être des manifestants, qui seront tous acheminés vers le cachot de la police à Basoko.

Notons qu’outre les arrestations, les policiers ont commis des bavures et actes de pillages et casses. Nos sources rapportent des portes et fenêtres endommagées, des bétails égorgés et emportés, plusieurs biens volés, dont des machettes, de l'argent, des téléphones, des panneaux solaires, etc…

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Même pour gérer un petit incident comme ce vol par des jeunes affamés, la police pense avoir le droit de piller les biens de la population déjà appauvrie. Quelle absence totale de déontologie!!

8. oct., 2021

Le 05 octobre 2021, vers 21h00, un agent de la PNC, aparemment ivre, a harcelé et extorqué des habitants du village de Bwegera, à environ 57 km au nord d'Uvira, dans le territoire d'Uvira. Le suspect aurait tiré des coups de feu pour intimider chaque personne qui résistait à l'extorsion. Lorsque l'agent de la PNC a tiré des coups de feu, les soldats des FARDC ont répondu en tirant des coups de feu par crainte d'une attaque de Maï-Maï, tandis que d'autres résidents, en particulier les personnes déplacées, étaient effrayés et certains d'entre eux ont quitté leur maison pour se mettre en sécurité. Le coupable a ensuite été arrêté par les soldats des FARDC.

5. oct., 2021

Un civil autochtone a été tué à l’arme blanche par un major des FARDC dans la nuit de dimanche 3 au lundi 4 octobre à Eringeti dans le Nord-Kivu. 

Selon le président de la jeunesse du groupement Bambuba Kisiki, Germain Kakale, le présumé meurtrier s’est introduit dans le quartier habité par des pygmées pour en finir avec la victime. Et c’est aux environs de 21 heures (locales) que le drame s’est produit. 

Selon Germain Kakale, qui dit ignorer le motif de ce meurtre, le présumé meurtrier s’est rendu à Kasana Maboya, un quartier habité par des pygmées sur place. Il a trouvé la victime par surprise avec son épouse devant leur hutte. 

D’après la source qui cite l’épouse de la victime, le militaire, un adjudant, s’est servi d’une billonnette et d’un bâton pour tuer l’homme, après l’avoir blessé grièvement à la tête. Après son forfait, il a été maîtrisé et arrêté par ses compagnons d’armes, ajoute toujours cette source.  

Contacté par Radio Okapi, l’auditeur militaire de la garnison Beni-Butembo, major magistrat Vicky Lopombo, confirme la nouvelle. Il promet de suivre ce dossier jusqu’à son aboutissement devant les juges. 

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5. oct., 2021

Voulez-vous connaître l'effet de l'état de siège?
Faisons parler les chiffres:

Durant le mois d’août 2021, le BCNUDH a documenté 739 violations et atteintes aux droits de l’homme en République démocratique du Congo, soit une augmentation significative de 50% par rapport au mois de juillet (492 violations). Cette hausse est due aux résultats, au cours du mois d’août 2021, de deux missions d’enquête effectuées par le BCNUDH sur des allégations de violations des droits de l’homme par des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et d’atteintes aux droits de l’homme par des groupes armés dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. La confirmation de ces violations et atteintes commises depuis le mois de mai s’est traduit par un accroissement de l’ordre de 66% du nombre des violations attribuables aux agents de l’Etat et de 35% du nombre d’atteintes attribuables aux combattants des groupes armés par rapport au mois de juillet.

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