Nouvelles

3. févr., 2020

Les nouvelles en provenance de la cité de Lubefu, en territoire du même nom, province du Sankuru, ne sont pas bonnes. Des militaires venus de Lusambo-ville se sont, ce dimanche 02 février, introduit dans la boutique d‘un commerçant du nom de Kaba, ont emporté toute sa marchandise et lui ont ravi plus d’un millions de francs congolais après l’avoir copieusement tabassé. Son péché c’est d’avoir opposé résistance que ses biens ne lui soient ravis.

Selon de sources sécuritaires, ces mêmes militaires FARDC ont, hier samedi 1er février, tracassé, terrorisé, torturé et pillé les habitants du village Kudi, groupement Watambole, secteur de Mondja Ngando, en tirant des balles en l’air. Est mis en cause monsieur Pierre Kondjo Utshudi, chef de secteur de Mondja Ngando, qui aurait amené abusivement ces militaires à Tshumbe. Situation d’insécurité qui a contraint les villageois à se réfugier dans la brousse.

Lire tout l'article sur scooprdc.net

2. févr., 2020

Le commandant de la 34ème région militaire, le général Ilunga Mpeko Edmond a animé ce vendredi 31 janvier 2020 sa première causerie morale pour cette année à l'intention des militaires de toutes les unités présentes à Goma. Il a invité les militaires au patriotisme et à s'abstenir de toute fraude minière et douanière en ces termes:

« Qui n'est pas content du peu d'argent ajouté à notre solde ? Qui peut ne pas vouloir que cette enveloppe soit majorée prochainement ? Alors, laissons tranquilles ceux qui perçoivent les impôts et taxes. C'est à partir de là que l'État tire les ressources pour nous payer. Comment allons-nous avoir les tenues, les armes et munitions si l'État n'a pas des moyens ? Cessons de faciliter la fraude minière et douanière. Nous devons aider le pays à maximiser ses recettes afin que nous ayons tout ce dont nous avons besoin et ainsi accomplir correctement notre mission », a exhorté le Général Ilunga.

Lire tout l'article sur actualité.cd

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il est rare d'entendre un haut-gradé sermoner ses troupes en utilisant le pronom "nous". C'est certes une reconnaissance formelle de tous les maux qui gangrènent l'armée. C'est clair qu'il est bien conscient que l'armée est impliquée dans plein de transactions louches. Mais suffit-il de le dire? Quand est-ce que ces généraux prendront vraiment leur responabilité en sanctionnant ceux qui sont en train d'appauvrir le pays?

20. janv., 2020

Les FARDC n'ont visiblement pas encore compris ni la constitution, ni leur rôle, ni leurs limites. Voici un message qui nous parvient de la Lucha. Une marche pacifique et un sit-in au bureau du fonctionnaire délégué pour exiger la fin des tracasseries et de l’insécurité dont sont victimes les populations de Rutshuru, ont été sabotés par l'armée. Depuis quand l'armée a-t-elle le pouvoir d'emprisonner des citoyens pacifiques?

UN BLESSÉ À LA TÊTE ET 30 MILITANTS ARRÊTÉS AU COURS DE NOTRE MANIFESTATION PACIFIQUE À NYAMILIMA

Protestant contre l’insécurité grandissante dans le groupement de Binza et du niveau élevé de tracasseries routières dans le territoire de Rutshuru, la section de la LUCHA en commune rurale de Nyamilima a organisé une marche pacifique et un sit-in au bureau du fonctionnaire délégué pour exiger la fin des tracasseries et de l’insécurité dont sont victimes les populations de Rutshuru.

Alors que la manifestation se déroulait paisiblement et sans incident, des éléments de l’armée Congolaise (FARDC) sont venus brusquement disperser la marche en tirant de balles réelles. Un militant (Abel Kapambo) a été touché par balle à la tête et amener directement à l’hôpital où il suit les soins et 30 autres militants ont été arrêtés et amenés au cachot du régiment des FARDC.

La constitution confère à chaque citoyen congolais le droit de manifester et d’exprimer librement ses opinions, y compris en public après avoir informé l'autorité locale. Notre section à Nyamilima avait bien informé les autorités locales de la marche conformément à l’article 26 de la constitution. Rien ne peut donc justifier cette répression lâche d'une activité citoyenne pacifique exercée dans le respect des prescrits constitutionnels. Dans cette zone où nombreux jeunes adhérent dans les milices armées pour exprimer ce qu'ils pensent, l'expression pacifique devrait s'exercer librement et même être promu.

Vu ce qui précède, la LUCHA :
1. Condamne l’arrestation brutale de ses militants et l’utilisation des armes letales contre des manifestants pacifiques et sans armes par l'armée.
2. Exige la libération sans condition de ses camarades qui n’ont commis aucun crime.
3. Dénonce l’implication des FARDC dans la gestion des manifestations pacifiques et des autorités locales pour leur inaction.

3. janv., 2020

« L’erreur que nous commettons c’est de donner une image trop négative de notre armée… Notre armée mérite notre considération et admiration », a déclaré le Cardinal Fridolin AMBONGO après son passage à Butembo et Beni.

Lire tout l'article sur objectifs-infos

Quelle drôle de position de notre cardinal.

Qui parmi nous donne une image négative des FARDC????

N'est-ce pas les FARDC elles-mêmes? Je ne vois pas comment la population ou les églises pourraient donner une image négative de notre armée si celle-ci faisait tout pour servir le peuple et la nation. Si image négative il y a, c'est bel et bien à cause des nombreuses violations des droits humains commis par nos hommes en uniforme! Il ne faudrait pas que le Cardinal nous accuse de donner une image négative, il devrait plutôt en appeler aux dirigeants de l'armée de tout faire pour que l'image négative qui est le résultat des crimes commis par nos militaires puisse disparraître par un comportement amélioré et exemplaire de nos troupes!

2. janv., 2020

Dans la nuit du 1er au 2 janvier 2019, à Goma un citadin a été abattu par balle par des hommes en uniformes, des présumés policiers qui ont tenté de lui ravir certains biens. Il revenait dune fête nocturne avec son épouse. Après une dispute, les policiers n'ont pas hésité à descendre l'homme avec une arme à feu. 

Le chef coutumier de Bugamba 1 a eu le courage d'interpeller les autorités pour que les policiers-assassins soient identifiés et arrêtés, mais nous savons à l'avance que de tels apels restent toujours sans suite. Il n'en sera pas autrement cette fois-ci malheureusement.

Lire tout l'article sur election-net.com