Nouvelles

20. janv., 2020

Les FADC n'ont visiblement pas encore compris ni la constitution, ni leur rôle ni leurs limites. Voici un message qui nous parvnient de la Lucha. Une marche pacifique et un sit-in au bureau du fonctionnaire délégué pour exiger la fin des tracasseries et de l’insécurité dont sont victimes les populations de Rutshuru, a été sabotée par l'armée. Depuis quand l'armée a-t-elle le pouvoir d'emprisonner des citoyens pacifiques?

UN BLESSÉ À LA TÊTE ET 30 MILITANTS ARRÊTÉS AU COURS DE NOTRE MANIFESTATION PACIFIQUE À NYAMILIMA

Protestant contre l’insécurité grandissante dans le groupement de Binza et du niveau élevé de tracasseries routières dans le territoire de Rutshuru, la section de la LUCHA en commune rurale de Nyamilima a organisé une marche pacifique et un sit-in au bureau du fonctionnaire délégué pour exiger la fin des tracasseries et de l’insécurité dont sont victimes les populations de Rutshuru.

Alors que la manifestation se déroulait paisiblement et sans incident, des éléments de l’armée Congolaise (FARDC) sont venus brusquement disperser la marche en tirant de balles réelles. Un militant (Abel Kapambo) a été touché par balle à la tête et amener directement à l’hôpital où il suit les soins et 30 autres militants ont été arrêtés et amenés au cachot du régiment des FARDC.

La constitution confère à chaque citoyen congolais le droit de manifester et d’exprimer librement ses opinions, y compris en public après avoir informé l'autorité locale. Notre section à Nyamilima avait bien informé les autorités locales de la marche conformément à l’article 26 de la constitution. Rien ne peut donc justifier cette répression lâche d'une activité citoyenne pacifique exercée dans le respect des prescrits constitutionnels. Dans cette zone où nombreux jeunes adhérent dans les milices armées pour exprimer ce qu'ils pensent, l'expression pacifique devrait s'exercer librement et même être promu.

Vu ce qui précède, la LUCHA :
1. Condamne l’arrestation brutale de ses militants et l’utilisation des armes letales contre des manifestants pacifiques et sans armes par l'armée.
2. Exige la libération sans condition de ses camarades qui n’ont commis aucun crime.
3. Dénonce l’implication des FARDC dans la gestion des manifestations pacifiques et des autorités locales pour leur inaction.

3. janv., 2020

« L’erreur que nous commettons c’est de donner une image trop négative de notre armée… Notre armée mérite notre considération et admiration », a déclaré le Cardinal Fridolin AMBONGO après son passage à Butembo et Beni.

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Quelle drôle de position de notre cardinal.

Qui parmi nous donne une image négative des FARDC????

N'est-ce pas les FARDC elles-mêmes? Je ne vois pas comment la population ou les églises pourraient donner une image négative de notre armée si celle-ci faisait tout pour servir le peuple et la nation. Si image négative il y a, c'est bel et bien à cause des nombreuses violations des droits humains commis par nos hommes en uniforme! Il ne faudrait pas que le Cardinal nous accuse de donner une image négative, il devrait plutôt en appeler aux dirigeants de l'armée de tout faire pour que l'image négative qui est le résultat des crimes commis par nos militaires puisse disparraître par un comportement amélioré et exemplaire de nos troupes!

2. janv., 2020

Dans la nuit du 1er au 2 janvier 2019, à Goma un citadin a été abattu par balle par des hommes en uniformes, des présumés policiers qui ont tenté de lui ravir certains biens. Il revenait dune fête nocturne avec son épouse. Après une dispute, les policiers n'ont pas hésité à descendre l'homme avec une arme à feu. 

Le chef coutumier de Bugamba 1 a eu le courage d'interpeller les autorités pour que les policiers-assassins soient identifiés et arrêtés, mais nous savons à l'avance que de tels apels restent toujours sans suite. Il n'en sera pas autrement cette fois-ci malheureusement.

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23. déc., 2019

Un incontrôlé FARDC, la soirée du samedi 21decembre 2019, a tiré à bout portant sur trois personnes du village Vurusi, groupement Isale Kasongwere, dans la chefferie des Bashu, territoire de Beni(Nord-Kivu), aux environ de 22 heures.

Selon les sources locales, 2 parmi les victimes ont été blessées et ont été évacuées pour le soin dans une structure sanitaire de la place, la troisième est morte sur place. Les victimes ont été surprises par leur bourreau dans un bistrot de la place où elles prenaient un verre.

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On peut prédire avec une certitude de presque 100% que si jamais une enquête est menée, rien n'en sera communiqué au public, comme d'habitude.

21. déc., 2019

La justice populaire est absolument à bannir dans un Etat de droit. Mais si ceux-là même qui doivent être les garants de cet Etat de droit, les policiers, se mettent à cambrioler les maisons, comment voulez-vous empêcher cette justice populaire? La population ne sachant plus vers qui se tourner, prend en mains elle-même la justice. Loin de nous de défendre cette façon de faire. Mais les responsables réels de telle situation sont ceux qui permettent que des policiers se transforment en bandits la nuit. On ne peut pas reprocher à la population de s'en prendre à son bourreau si celle-ci voit que les porteurs d''uniformes sont des malfaiteurs. C'est aux autorités de prendre leurs responsabilités.

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La voie vers l'Etat de droit en RDC est encore longue et laborieuse...