26. mars, 2017

Les preuves de massacres de masse par les FARDC au Kasaï s'accumulent

L’armée congolaise (FARDC) est sur le banc des accusés dans ce que ressemble à des massacres de masse au Kasaï. Les soldats congolais sont accusés par les ONG de défense des droits de l’homme de nombreuses exactions. La Voix des sans voix dénonce « les villages brûlés, les miliciens, mais aussi les civils innocents tués et la fuite des populations dans la brousse ». Depuis septembre, environ 400 personnes ont été tuées dans les violences entre l’armée et les adeptes de Kamuina Nsapu et 200.000 civils ont fui la région.

Dernière épisode d’un cycle de la violence qui semble être loin de s’arrêter : l’annonce par le gouvernement congolais de la « décapitation d’une quarantaine de policiers », sur la route de Tshikapa à Kananga, toujours au Kasaï.  Selon François Kalamba, le président de l’assemblée provinciale de Kasaï, « ce sont des miliciens Kamuina Nsapu qui ont lancé l’embuscade contre ces policiers qui conduisaient un patrouille à travers la province, ont volé des armes et des véhicules dans l’attaque. » Une attaque et un bilan qu’aucune enquête indépendante n’a pu pour l’instant vérifier. Mais ce massacre tombe à pic pour le pouvoir qui est accusé d’avoir eu la main lourde face à des miliciens simplement armés de bâtons, de lances et de machettes. La mort de 42 policiers armés pourrait permettre à Kinshasa de justifier la répressions brutales de ses soldats en démontrant la dangerosité des adeptes des miliciens de Kamuina Nsapu.

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