20. sept., 2017

Les FARDC tuent 37 réfugiés burundais à Kamanyola

Ce nouvel incident est une vraie horreur. Les FARDC, animés d'on ne sait pas quel démon, on fait preuve d'un manque total de professonnalisme, en s'en prenant à des réfugiés burundais. Ces gens avaient fui leur pays pour raison d'insécurité, pour venir mourrir dans le pays voisin qui était sensé les accueillir et les protéger. 

Rien ne peut justifier l'utilisation excessive de violence par une armée officielle, quelle que soit la situation dans laquelle l'incident a eu lieu. RFI a fait une tentative d'en décrire tous les détails.

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Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) est indigné « A Kamanyola, il y avait plus de 2 000 réfugiés burundais, des gens qui ont fui le pire. Selon ce que j'entends, il y avait des adeptes d'un groupe religieux qui demande de ne pas se laisser enregistré biométriquement. Mais c'est un détail pratique. Dans les faits, il y a beaucoup de gens qui ont fui le Burundi, qui ont demandé le statut de réfugié et qui l'ont obtenu, remarque Andreas Kirchhof, porte-parole du HCR en RDC. Ils disaient être en insécurité au Burundi. C'est d'autant plus tragique que ces gens meurent en masse dans leur pays d'asile. Et c'est très important de faire une enquête sur ce qu'il s'est passé. »

La réaction de la communauté internationale est sans équivoques. Voici par exemple la déclaration de l'Union européenne:

La Délégation et les Ambassades des Etats Membres de l'Union européenne s'associent aux Nations-Unies dans la condamnation des violences qui ont eu lieu le 15 septembre 2017 à Kamanyola et qui ont provoqué la mort de dizaines de demandeurs d'asile et réfugiés burundais et d'au moins un militaire congolais, ainsi que plus d'une centaine de blessés. Les forces de sécurité congolaises ne peuvent avoir recours à la force de façon disproportionnée, elles doivent respecter les standards internationaux. La Délégation et les Ambassades des Etats Membres de l'UE présentent leurs condoléances aux familles de victimes, ayant quittés leurs foyers à cause de la crise qui sévit dans leur pays. Une enquête doit être menée et les responsables poursuivis.