15. oct., 2017

Exigeons des sanctions contre la fraude dans l'administration publique

Huit ONG de la province du Haut-Katanga demandent au gouvernement de sanctionner les agents et fonctionnaires de l’Etat qui s’adonnent à la fraude et à la corruption. Tout comme les services de l'ordre, ces services de l'Etat sont des porteurs d'uniformes (sauf l'ANR qui doit rester invisible). Tous sont sensés respecter les devoirs et l'éthique qui sont liés à ces uniformes. Mais très rares sont ceux qui le font et qui méritent de porter cet uniforme.

Les réseaux maffieux étatiques n'existent pas qu'au Katanga. Ils sont actifs dans toutes les provinces. Ils oeuvrent souvent à l'insu ou sous la protection de Kinshasa. Tous parasitent la population, abandonnée à elle-même, sans moyen de recours. La transparence peut tuer les parasites, mais la transparence est un mot qui ne se trouve pas dans le dictionnaire des plus hauts responsables de notre pays. Alors comment voulez-vous que les petits parasites y soient sensibles...?

Si vous savez que même le conseiller spécial du président en matière de lutte contre la corruption et la fraude, Luzolo Bambi, ne paie pas d'impôts, quel changement pouvons-nous attendre? Un rapport récent, résultat d'une enquête menée par des journalistes africains, est on ne peut plus clair: les sangsues de notre pays sont avant tout nos propres dirigeants (et après suivent leurs complices étrangers, qui ne sauraient agir sans leur protection).

Lire l'article sur Radio Okapi

Lire le rapport sur le pillage de 7 pays africains, dont la RDC, par leurs présidents 
(en anglais)

Le conseiller anti-corruption de Kabila ne paierait pas d'impôts