19. oct., 2017

Halte aux violences sexuelles commises par nos militaires

N'est-ce pas que c'est une bonne chose que nos FARDC ne sont plus fichés comme une armée qui a des enfants-soldats dans ses rangs? En tout cas, cela influence positivement sa réputation.

Certains officiers ont compris qu'il est important de changer aussi la perception des FARDC en termes de violences sexuelles. La seule façon d'y parvenir, c'est d'arrêter ces pratiques des violences sexuelles. Raison pour laquelle les autorités militaires, éhontés des actes barbares de leurs troupes, ont commencé à organiser des formations/sensibilisations, comme dans la 21e région militaire au Kasaï-Oriental. 

Belle intention. Mais quelle en sera l'impact? Dès que les hommes sont lâchés sur terrain, ils se déchaînent. En cas de dérapage, les commandants devraient sanctionner leurs hommes, si pas les transférer devant les cours et tribunaux pour être jugés. Mais quel commandant le fait? C'est le contraire qui arrive: les commandants nient dans la plupart des cas les faits et les appellent des calomnies. Mais quand on parle à la population, la vérité éclot.

Espérons que l'objectif des ces sensibilisations ne soit pas seulement "d’amener les Nations unies à rayer les FARDC de la liste noire des violences sexuelles", mais qu'elles soient avant tout motivées par un soucis réel pour le bien-être de notre population civile et accompagnées par des mesures réelles pour mettre fin à l'impunité des crimes sexuels.

Lire l'article sur Radio Okapi