26. oct., 2017

Uniformes et droits de l'homme: incompatibles?

Le dernier rapport du BCNUDH, le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme en République démocratique du Congo, confirme ce que nous savons depuis longtemps: nos hommes en uniforme font partie du problème et non pas de la solution.

Selon ce rapport, durant le mois de septembre 2017, le BCNUDH a documenté 644 violations des droits de l’homme sur l’ensemble du territoire de la RDC, soit une augmentation de 46% par rapport au mois d’août 2017, au cours duquel 441 violations avaient été documentées.

Les agents de l’Etat ont commis 374 violations – soit 58% des violations documentées et un tiers de plus par rapport au mois précédent – et ont notamment été responsables de l’exécution extrajudiciaire de 82 personnes. 

Parmi toutes les parties au conflit dans les provinces affectées , ce sont les militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) qui ont commis le plus de violations (105 violations, dont plus de la moitié au Nord-Kivu), dont l’exécution extrajudiciaire d’au moins 32 hommes,12 femmes et cinq enfants, ainsi que les viols de 12 personnes.

Dans les provinces non-affectées par le conflit, 162 violations des droits de l’homme ont été documentées au cours du mois de septembre à l’encontre de 297 victimes, parmi lesquelles 229 victimes d’atteintes au droit à la liberté et la sécurité de la personne. Près de la moitié de ces violations a été commise par des agents de la Police nationale congolaise (PNC) (79 violations) et plus d’un quart par des militaires des FARDC (45 violations).
 
La conlusion est incontournable: nos forces de l'ordre sont en réalité des forces de violation de nos droits humains.