8. déc., 2017

Les FARDC se transforment partout où elles sont en percepteurs

L'IPIS, un institut de recherche indépendant, vient de publier deux rapports sur les barrières routières et les taxes, illégales pour la plupart. Des tracasseries tant décriées par les civils dans ces deux pays d’Afrique Centrale. Et le principal constat est que ce sont des groupes armés qui sont les principaux responsables de ces barrières en Centrafrique, mais qu'au Congo, ce sont des agents de l'Etat. 

L'enquête concerne les deux provinces de l'Est, les nord et sud Kivu, 798 barrières répertoriées au total dont 71% sont tenues par des acteurs étatiques ou assimilés.

Et selon l'IPIS, l'armée congolaise reste de loin le premier exploitant de ces barrières, « il semble que chaque position militaire - aussi temporaire soit-elle - se transforme en point de perception », écrivent les auteurs de ce rapport. Plus surprenant, le 4e bénéficiaire étatique de ces barrières et taxes serait l'ANR, l'Agence nationale des renseignements, avec 10% des barrières cartographiées.

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Vous pouvez télécharger le rapport entier et les cartes détaillées du site de l'IPIS