24. déc., 2017

La FIDH demande à la CPI d’ouvrir une enquête sur les violences commises par les FARDC aux Kasaïs

Dans son rapport publié le 20 décembre 2017, la FIDH explique que les faits et témoignages en sa possession démontrent que dans les Kasasïs, des crimes contre l’humanité ont été commis par des hommes en uniformes.

« De multiples attaques ont affecté des milliers de civils sur une large étendue de ce territoire durant près de six mois. Ces attaques visaient principalement les populations civiles, en particulier celles se réclamant de l’ethnie Luba. Ces attaques semblent avoir été perpétrées dans le cadre d’opérations militaires, compte tenu de l’implication des éléments des forces armées nationales dans la perpétration des crimes relatés. Les victimes ne sont pas collatérales. Les témoignages récoltés montrent que les forces de défense et de sécurité, principalement les forces armées, et la milice Bana Mura ont attaqué sans distinction (mis à part le critère ethnique) et exécuté des civils, y compris au moyen d’armes lourdes. Ces attaques auraient, par ailleurs, revêtu un caractère systématique. Elles ont en effet été planifiées, lors de réunions organisées par les FARDC et/ou d’autres agents des services de sécurité et/ou des représentants des autorités administratives locales ainsi que parfois de représentants politiques affiliés à la Majorité présidentielle, laissant entendre la poursuite d’une politique. Si ces éléments sont confirmés, les actes pourraient relever des crimes contre l’humanité suivants, tels que définis dans le Statut de la CPI ».

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Il est difficile à comprendre, au vu de l'abondance des témoignages, pourquoi la Cour Pénale Internationale de La Haye n'a toujours pas été saisie. Cette impunité ressemble à un acte politique partisan pré-médité. Il n'est pas possible d'attendre la justice de ceux-là qui ont créé l'injustice.