1. janv., 2018

Mentez, mentez, Mende, il en restera toujours quelque chose

Comme d'habitude, le bilan des actions violentes de la police et des militaires contre les manifestants pacifiques qui tenaient à exprimer ce 31 décembre 2017 leur immense besoin de voir notre pays évoluer vers une démocratie, n'est pas clair. Ce qui est clair, c'est qu'une fois de plus des gens ont perdu leur vie pour rien et des centaines de personnes ont été blessées et violentées.

Comme d'habitude, le ministre de la communication Lambert Mende et les portes-paroles des hommes en uniforme se sont cachés derrière des mensonges pour justifier leurs actes atroces. Ils ne pouvaient pas tout simplement avouer que l'ordre d'utiliser les armes contre les manifestants pacifiques provenait d'en haut. Alors la consigne était de rejeter la faute sur ceux-là qui ne pouvaient pas se défendre.

Le colonel Mwanamputu : «Ce matin, nous étions en train de pourchasser des personnes en armes qui s’étaient infiltrées dans la ville ainsi qu’auprès de la population, qui devait en principe après la messe manifester. Etant donné que nous ne savions pas où ils étaient cachés, nous étions dans l’obligation d’être dans la vigilance. C’est comme ça que les opérations de la police ont été très fermes.» Même prétexte à Butembo: les maï maï ont infiltré la manifestation, donc il faut l'empêcher. Le policier tué au siège de la commune de Masina a été victime d’une attaque d’un groupe des personnes se réclamant de la milice Kamuina Nsapu, a précisé le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.

C'est toujours la même logique: la police et l'armée ont été contraintes d'agir avec force, dans l'intérêt supérieur de la nation, assiégée par des assaillants malveillants. Les morts sont un sacrifice pour la protection de la population.

Connaissez-vous plus grande hypocrisie??? Connaissez-vous en ce 21ième siècle un autre "gouvernement" qui se tourne contre ses gouvernés, coupe leur accès à l'internet et aux SMS et les assassine sauvagement?

Lire l'article sur Radio Okapi: les laïcs catholiques accusent la police d’usage disproportionné de la force