4. janv., 2018

La communauté internationale s'indigne sur tout excès commis par les forces de l'ordre en RDC

Lambert Mende et Joseph Kabila ne ratent aucune occasion pour réclamer haut et fort le droit à la souveraineté nationale et le rejet de toute ingérence dans les affaires internes de la RDC. Mais quand un gouvernement devient le boucher de son propre peuple, il est clair que ceci n'a plus rien à voir avec la souveraineté: il s'agit bel et bien de crimes! Il n'est donc pas étonnant que des voix s'élèvent de plus en plus au sein de la communauté internationale, telles que celle de la Belgique et de l'Union africaine.

Le Ministre des Affaires étrangères du Royaume de Belgique, Didier Reynders, condamne les violences par les forces de l’ordre en République Démocratique du Congo. Il appelle à libérer les prisonniers et à une enquête indépendante sur ces récents événements. Le Ministre présente ses condoléances aux familles des victimes et exprime sa solidarité avec la population congolaise.

Le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, note avec « une profonde préoccupation les incidents survenus à Kinshasa et dans d’autres localités de la République démocratique du Congo, le 31 décembre 2017 », affirme un communiqué publié ce mercredi 3 janvier 2017.

Moussa Faki, explique le communiqué, « déplore profondément les pertes en vies humaines enregistrées à cette occasion, et appelle à faire la lumière sur tout excès commis par les forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions, afin que les auteurs de ces actes en rendent compte. »

Le Secrétaire-général des Nations Unies, à travers son porte-parole, a dit ceci:

Le Secrétaire général est préoccupé par les informations faisant état de la violente répression de manifestations par les forces nationales de sécurité à Kinshasa et dans certaines villes de la République démocratique du Congo, occasionnant la mort d’au moins cinq personnes, plusieurs blessés et l’arrestation de plus de 120 personnes. 
 
Le Secrétaire général appelle le gouvernement et les forces nationales de sécurité à faire preuve de retenue et à respecter les droits du peuple congolais aux libertés d’expression et de manifester pacifiquement. 

Le Secrétaire général exhorte tous les acteurs politiques congolais à demeurer pleinement engagés à la mise en œuvre de l’Accord politique du 31 décembre 2016 qui demeure l’unique voie viable devant mener à la tenue d’élections, à une alternance pacifique au pouvoir et à la consolidation de la stabilité en République démocratique du Congo.
 
Le monde entier finira par le comprendre: le discours anti-ingérence de Mende et Kabila ne peut jamais devenir un prétexte pour maltraiter le peuple. Des actions ciblées de la communauté internationale deviendront inévitables si la situation politique continue à dégénérer vers une déconnexion totale entre dirigeants et (mal)dirigés.