3. mars, 2018

La police, est-elle en droit de nous menacer, franchement...?

C'est bien clair: notre Police nationale congolaise ne comprend absolument rien à son rôle.

Cinq jours après les manifestations du Comité laïc de coordination, le porte-parole de la police congolaise menace de poursuivre en justice quiconque se servirait des réseaux sociaux « pour discréditer la police ». Des menaces, encore des menaces...

Pourquoi la police croit-elle que des critiques sont partagées sur la toile? Mais bien sûr, parce que la police a mal agi et qu'elle est responsable de plusieurs morts civiles innocentes. Il n'est que normal qu'elle ait à se justifier pour de telles abérrations.

A Mbandaka ils l'ont pourtant bien compris. Le tribunal de garnison de Mbandaka a condamné à perpétuité et au renvoi définitif de la police l’agent de l’ordre reconnu auteur du meurtre d’un jeune manifestant lors de la marche organisée dimanche 25 février 2018 par le Comité laïc de coordination (CLC). Il est vrai qu'on peut s'étonner du caractère expéditif de ce procès, dont certains estiment qu’il visait simplement à protéger les vrais responsables de ce meurtre. Mais au moins ils ont fait quelque chose, sentant bien que l'impunité totale n'est pas une option.

Pourquoi alors la police de Kinshasa se limite-t-elle à arrêter le présumé coupable de cet autre meurtre, sans suite? L'assassinat de Rossy Mukendi, était-ce une exécution ordonnée par la haute hiérarchie? Veulent-ils protéger les exécutants? Si leur seule réponse est de menacer encore les citoyens, comment pourront-ils empêcher que cette perception continue à dominer?

Chers policiers, cessez d'être des instruments aux mains de ceux qui veulent nous voler notre avenir!!

La condamnation du policier de Mbandaka sur Radio Okapi

La police hausse le ton face aux critiques (RFI)