4. juil., 2018

Les policiers congolais peinent à nouer les deux bouts

S'il est vrai que les policiers au Congo n'ont pas la vie facile, négligés qu'ils sont par le gouvernement, cela ne peut en aucun cas devenir un prétexte pour s'en prendre à la population.

Il est fréquent de constater comment des policiers s’allient aux voyous dans certains quartiers. Ils inventent des infractions sur des passants et menacent de les arrêter avant de leur proposer au final un arrangement en échange de quelques billets de francs congolais. Le gain du crime fera l’objet de partage entre policiers. S’ils arrêtent un bandit, ils finissent par le libérer rapidement moyennant de l’argent, et ce, malgré la dangerosité du bandit.

Les policiers congolais sont aujourd’hui victimes d’une indifférence totale des autorités. Leur situation n’émeut presque personne. La voix du policier congolais est étouffée par l’interdiction qui lui est faite d’aller en grève ou d’adhérer à un syndicat. Il est également dépourvu du droit de vote. Les politiciens, une fois aux affaires, ne tournent pas le regard vers cette catégorie de nos concitoyens qui pour vivre sont obligés de se transformer en ennemi de la population. Espérons que le changement tant souhaité dans notre pays amènera aussi un changement en profondeur pour nos policiers.

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