25. juil., 2018

Mais quel est donc le rôle de nos FARDC dans les massacres de Beni?

Bien que les premiers massacres datent déjà d'il y a presque 4 ans, un temps qui parait largement suffisant pour résoudre un problème sécuritaire, causé par une bande armée bien plus petite que notre armée nationale, nous n'en savons toujours pas grand chose. Lorsqu'un de leurs guériers est arrêté, il est montré à la presse et on n'en entend plus jamais parler, comme si on voulait le faire taire pour toujours, par crainte de ce qu'il pourrait dire.

Rares sont les occasions d'avoir un témoignage direct de rescapés des ADF, que d'aucuns aiment décrire comme des terroristes jihadistes. Voilà qu'une poignée de femmes qui avaient été enlevées par eux, ont réussi à s'échapper. 

De ce qu'elles racontent, il faut retenir ceci, en rapport avec le thème de notre site internet:

  • De leur maquis, d’après leurs télécommunications, ces rebelles sont toujours en connexion avec des personnes qui leur donnent des ordres et orientent leurs opérations à partir de la hiérarchie militaire à Beni, ou sur les champs d’opérations Sokola, et quelques fois à partir de Kinshasa.

  • Les camps des présumés ADF sont toujours dans des rayons qui ne s’écartent pas loin des positions des FARDC, dont certains éléments vont jusqu’à côtoyer ces inciviques, en sorte que les troupes gouvernementales pouvaient éradiquer ces inciviques depuis longtemps, s’ils en avaient vraiment la volonté. Comment se fait-il qu’ils partagent les mêmes zones avec des FARDC sans être inquiétés par ces derniers? Comment des éléments des FARDC dits loyalistes pourraient-ils côtoyer pacifiquement des rebelles qu’ils sont supposés traquer?
  • les accusations ciblant les FARDC et les autorités du pays d’être en complicité avec des faux ADF fabriqués pour des besoins politiques du régimes en place sont toujours d’actualité.

  • il faut dénoncer le mensonge des FARDC qui, à travers les déclarations du porte-parole de l’opération Sokola, prétendent avoir libéré les présents ex-otages au terme des durs combats contre les présumés ADF. Car la vérité, c’est que les 5 filles se sont libérées elles-mêmes par évasion et se sont ensuite présentées aux FARDC d’une des proches positions de leur détention.

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