4. août, 2018

Extrême brutalité des forces de l'ordre à L'shi et Kasumbalesa

Une fois de plus, notre police et notre armée FARDC se sont volontiers laissées utiliser dans une rivalité politique, le tout encadré par la Garde Républicaine, qui en fait n'est rien d'autre que la Garde kabilienne. Ils n'ont eu aucune hésitation à utiliser les gros moyens contre ceux qu'ils sont sensés protéger. Lisez ce témoignage:

Il y avait à Lubumbashi une très forte présence des forces de l’ordre, des policiers et des éléments des FARDC ainsi que de la Garde Républicaine, et un dispositif sécuritaire sur-dimensionné comme si la ville se préparait à une guerre.

Il y a eu de nombreux tirs de gaz lacrymogènes et des tirs à balles réelles pour tenter de disperser la foule très nombreuse qui commençait à se rendre à l’aéroport pour accueillir Moïse Katumbi. On déplore également beaucoup d’arrestations et de nombreuses violences ont été rapportées. Aujourd’hui, à Lubumbashi, la brutalité des forces de l’ordre est extrême. Il s’agit d’une vraie répression.

Vous même, vous avez été victime de ces violences ?

Effectivement, j’étais juste derrière le président de l’Unadef et coordonnateur d’Ensemble pour le changement (NDLR : regroupement pro-Katumbi) dans le grand Katanga, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, dans un autre véhicule. Derrière nous encore, se trouvait le général Paulin Kyungu Banza, le commissaire provincial de la police nationale congolaise du Haut-Katanga. Celui-ci m’a demandé de dépasser le véhicule du président Gabriel Kyungu. Nous avons obtempéré C’est alors que le général nous a barré la route, en est descendu avec ses hommes qui ont cassé le pare-prise arrière de notre voiture et ont lancé à l’intérieur du gaz lacrymogène. Nous en sommes aussitôt sortis en suffoquant et c’est alors que le général Kyungu a pulvérisé de ses mains dans mes yeux du gaz lacrymogène. Ses hommes se sont alors acharnés à coup de barres de fer sur le véhicule. Nous nous sommes réfugiés dans la résidence de Gabriel Kyungu Wa Kumwanza où je me trouve encore à l’heure actuelle.

Lire tout l'article