4. sept., 2018

Le non-respect de la constitution est mortel

Ne pas se porter candidat après deux mandats à la tête du pays, ce n'est pas un acte de patriotisme, ce n'est que le respect de la constitution, un devoir de chaque citoyen de notre pays. Prétendre que Joseph Kabila est la garant de la constitution, c'est un mensonge. C'est lui qui est à la base du glissement répété des élections, au-delà des limites dictées par notre constitution. C'est son manque de respect pour notre constitution qui a mené le peuple à protester contre sa façon sournoise de s'accrocher au pouvoir au-delà de la fin de son mandat.

C'est ainsi que toute une série de manifestations pacifiques ont été organisées, du 19 septembre 2017 à ce jour, afin de revendiquer le droit de vote sur toute l’étendue du pays. Toutes ces manifestations ont été réprimées par les forces de sécurités renforcées par des mercenaires en tenue et en civil, avec l’utilisation constatée de balles réelles et de gaz lacrymogène contre les manifestants ciblés même dans des églises. Le tableau annexé est parlant (cliquez sur le tableau pour l'agrandir). 

De plus, le bureau des Droits de l’Homme des Nations Unies et Human Rights Watch (HRW) en RDC ont comptabilisé dans un rapport commun que 1.176 personnes ont été exécutées de manière extrajudiciaire par des « agents de l’État » congolais en 2017. Le régime de Kinshasa s’attaque aussi aux prêtres, aux personnes de troisième âge, et aux enfants.

Nous voulons que ces inepties cessent dans notre République pas encore démocratique du Congo. La constitution ne confère pas le droit à nos policiers, nos militaires ou nos politiciens de malmener, blesser, torturer, enlever, excécuter ou assassiner des citoyens qui ne demandent que d'être libres et de vivre en paix et en démocratie.

Lire tout l'article sur civicus.org