21. sept., 2018

Deux agents d'une ONG locale ont été arrêtés, maltraités et arnaqués à Butembo par l'ANR et la PNC

Le coordonnateur de l' ULCDDI, l'Union pour la Lutte Contre la Délinquance et pour le Développement Intégral, Vianney Katembo et son collègue Kambale Joseph, ont été arrêtés à Butembo par un policier et trois agents de l' Agence Nationale pour les Renseignements (ANR) vers 10h00 le mercredi19 septembre 2018. Ils se dirigeaient sur terrain pour aller travailler lorsqu'ils ont été interpellés non loin de l'ecole primaire Mavono au quartier Kalemire. Accusés de collaborer avec les miliciens mai - mai, ces deux jeunes, qui assistent les orphelins pour leur scolarisation, voulaient aller évaluer les activites scolaires de l' E. P. Lyambo a Butembo. Mais ils ont été conduits manu militari en prison.

Les jeunes indiquent qu'ils ont subi des tortures au cachot, et la somme de 9500 Fc a ete volée de leurs poches par les agents de sécurité. Ils ont scrutiné les téléphones et les flash qu'ils portaient sur eux, à la recherche de la moindre trace de connivence avec les Mai Mai, en vain.

Malgré l'incapacité de l'ANR et de la PNC de donner la moindre preuve de leur accusation gratuite, les policiers ont exigé le payement de 400.000 FC en échange de leur liberté, sans aucune fondation légale pour une telle exigeance, sans quoi ils menaçaient de les emprisonner à Beni. Ils ont escorté un des deux pour aller chercher cet argent auprès des membres de son entourage. Lorsqu'ils ont encaissé l'argent, ils ont refusé de donner la moindre preuve du paiement.

Les membres de l' ULCDDI condamnent avec véhémence cet acte ignoble commis contre des citoyens engagés pour des actions sociales bénévoles. Le caractère aléatoire des paiements exigés est une preuve claire que l'ANR et la PNC ne se comportent pas comme des forces de l'ordre mais au contraire contribuent au désordre en prenant en ôtage des citoyens honnêtes. 

Les jeunes vont porter plainte et exiger le remboursement du paiement imposé sans aucune forme de légalité. Ce n'est que le jour ou de tels comportements seront sanctionnés et leurs perpétreurs suspendus, que nous pourrons commencer à parler d'un Etat de droit dans notre République kleptocratique du Congo.