31. oct., 2018

Les agents de l'Etat restent les plus grands violateurs des droits humains en RDC

Bien qu'il y ait une baisse du nombre de cas, en termes relatifs les hommes en uniforme et d'autres agents de l'Etat ont été responsables de 52% des violations documentées en RDC au mois de septembre 2018. 

Si d'une part, le chiffre en soi reste fort inquiétant pour un pays qui se dit démocratique et souverain, plus inquiétant encore est que ces constats ne semblent pas inquiéter ceux qui en sont politiquement responsables: le président de la république et le gouvernement de la RDC.

Nous connaissons tous le dicton: "qui ne dit mot, consent". L'absence de réactions ou d'actions correctives ne peut ainsi être autrement interprété que comme une approbation tacite. En d'autres termes, nos autorités ferment les yeux pour les crimes commis par les policiers, militaires, ANR et autres agents étatiques sous leur contrôle. Cela en soi est aussi un crime!

Soit il s'agit de préméditation de leur part, et alors on doit leur enlever immédiatement tout pouvoir de contrôle, car il s'agit alors clairement d'un cas d'abus de pouvoir. Soit ils ne contrôlent pas les hommes en uniforme, et dans ce cas ils doivent être poursuivis pour non-assistance à une population à la mercie d'hommes armés étatiques, et cela leur coûte aussi leur siège au gouvernement ou à la présidence. 

Il n'y a pas d'autres voies pour que notre pays devienne enfin un Etat de droit. Nous en avons marre d'être la risée de tous les pays de la planète entière, qui nous considèrent comme une république bananière, ou comme le Gondwana, continent préhistorique, à cause de ces attitudes irresponsables de nos dirigeants. Nous avons besoin d'une révolution de la modernité au niveau de la gouvernance de notre pays. Nous en avons assez, de ces pratiques du 20ième siècle pour tenir toute une nation en ôtage des intérêts de quelques-uns parmi nous. Nous voulons la démocratie et l'Etat de droit. Personne n'a le droit de nous ravir ce droit universel de tout peuple partout au monde! Et certainement pas au nom d'une souveraineté mal comprise!