22. nov., 2018

La police se laisse instrumentaliser pour la répression pré-électorale contre des activistes

Le 1er novembre, la police a interpelé 16 activistes, dont trois jeunes femmes, du mouvement Vigilance Citoyenne (VICI) alors qu’ils participaient à des actions d’éducation civique et électorale sur un marché public de Kinshasa. La police a frappé et arrêté un autre activiste de VICI, Benjamin Kabemba, alors qu’il rendait visite aux personnes arrêtées au poste de police de Kasavubu. Les autorités les ont transférés à la prison centrale de Kinshasa le 8 novembre et les ont accusés d’incitation à la désobéissance civile avant de les libérer à titre provisoire le 18 novembre.

Gloria Senga, coordinatrice de VICI, a confié à Human Rights Watch que la police avait battu Benjamin Kabemba au poste de Kasavubu :

« Nous avons tenté d’intervenir mais d’autres policiers ont commencé à nous frapper. L’un deux a touché mes parties intimes. Lorsque j’ai résisté, il m’a déclaré qu’il n’était pas le premier homme à le faire. J’ai ressenti une profonde humiliation. Puis, l’un des policiers est monté sur Rose [Kabala, autre activiste] et l’a violemment piétinée. »

Rose Kabala a été hospitalisée pour une fracture d’une jambe et du pelvis.

Lire tout l'article de Human Rights Watch

Ceci est un extrait d'un article plus long. HRW lance un avertissement que la République démocratique du Congo est en train d'utiliser des pratiques absolument non-démocratiques juste avant le début de la campagne électorale. A ce rythme, les services étatiques seront de plus en plus déviés de leur responsabilité régalienne pour devenir de plus en plus des instruments de répression d'un pouvoir de plus en plus déconnecté de la population. Notre pays est en danger. Nous devons dénoncer ces aberrations avec notre dernière énergie. Un pays dont la police torture les citoyens est en crise profonde.