18. janv., 2019

Droits humains en RDC en 2018

Human Rights Watch vient de publier son Rapport Mondial 2019. Le chapitre sur notre pays la RDC commence ainsi:

Tout au long de 2018, les agents du gouvernement et les forces de sécurité ont fait preuve d’une répression généralisée et commis de graves atteintes aux droits humains à l’encontre de dirigeants et de partisans de l’opposition politique, d’activistes pro-démocratie et de défenseurs des droits humains, de journalistes et de manifestants pacifiques. Les élections du 30 décembre ont été lourdement entachées d’irrégularités généralisées, de manœuvres visant à éliminer des électeurs et de violences. Plus d’un million de Congolais ont été empêchés de voter dans trois zones du pays dominées par l’opposition, où les scrutins ont été reportés au mois de mars 2019.

Dans le centre et l’est de la RD Congo, de nombreux groupes armés et, dans certains cas, les forces de sécurité gouvernementales, s’en sont pris à des civils, faisant parmi eux un grand nombre de morts et de blessés. Cette violence semble en grande partie avoir été liée à la crise politique générale dans le pays. La situation humanitaire est restée alarmante, avec 4,5 millions de déplacés, et plus de 130 000 réfugiés qui ont fui vers un pays voisin. En avril, des responsables du gouvernement ont rejeté l’idée même d’une crise humanitaire et refusé d’assister à une conférence des bailleurs de fonds internationaux qui visait à collecter 1,7 milliard de dollars US pour porter assistance en urgence aux plus de 13 millions de personnes dans le besoin en RD Congo.

Vous le comprenez tout de suite: le gouvernement et les forces dites de sécurité font partie du problème au lieu de la solution.

Lire tout le chapitre