23. janv., 2019

Intimider les journalistes, ce n'est pas le changement!

Est-ce que l'alternance au sommet de l'Etat va aussi amener un changement dans les manières d'utiliser les forces armées et de l'ordre? En tout, c'est une des grandes raisons pour lequelles le peuple a demandé l'alternance. Et nous serons tous très déçus si ce n'est pas le cas.

Les premiers signes en tout cas ne sont pas très encourageants: le candidat à la présidence dont la CENI a volé la victoire électorale, Martin Fayulu, a été empêché d'organiser un meeting politique dans les locaux du MLC, un des membres de l'alliance Lamuka. Les policiers avaient installé un cordon de policiers armés qui empêchaient tout le monde d'entrer ou de sortir. Espérons que de telles violations de la constitution par les services étatiques n'arriveront plus sous le nouveau président.

Pire encore est que même la presse a été agressée. 

Le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, l’une de plumes saillantes du média en ligne ACTUALITE.CD, lui, a été brutalisé par des éléments de la Police Nationale Congolaise, alors qu’il faisait son travail de journaliste.

Stanis Bujakera a été blessé à la main droite et son téléphone, qui lui sert d’outil de travail, a été endommagé après qu’un policier l’ait jeté par terre.

Saisie en plainte, l’Association de Médias en ligne en RDC a publié un communiqué condamnant énergiquement ces voies des faits et rappelle que la police est censée être républicaine.

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