28. janv., 2019

Après investiture = avant investiture?

L'espoir est grand que la nomination de Tshisekedi, même si celle-ci ne respecte pas la volonté du Souverain primaire, mène à un changement dans le comportement des hommes en uniformes en RDC. Quatre jour après la remise-reprise, nous n'en voyons pas encore l'impact dans le Congo profond. Voici un témoignage qui vient de nous parvenir:

La tracasserie  militaire se porte bien dans l'agglomération de Maboya ce dernier temps.  Selon des informations  recueillies  sur place, depuis une semaine, des militaires FARDC basés  dans cette partie située sur l'axe routier Butembo-Beni ont institué  la patrouille à  partir de 21heures.  Le capitaine  basé  sur place avait annoncé à travers un communiqué  que la patrouille va chaque fois démarrer à 21h. Ce qui est étonnant est que des militaires arrêtent déjà  les gens à partir de 20h. Les personnes arrêtées sont sommées à payer des amendes  exorbitantes en vue d'etre libérées.

La population ne sait plus à quel saint se vouer. Le dernier cas qui a étonné  plus d'une personne est celui qui s'est produit dans la nuit de samedi à ce dimanche 27 janvier 2019 dans un lieu de deuil  situé non loin de la paroisse catholique de la place.  À en croire les victimes, des militaires FARDC en patrouille se sont présentés au lieu de deuil avec leur supérieur  dont nous taisons le nom. Ce dernier a ordonné à ses éléments de verser de l'eau sur les hommes qui entouraient le feu. Ces éléments n'ont pas tardé à exécuter cette mesure. Les hommes sous l'oeil impuissant des femmes qui pleuraient l'illustre  disparu, ont été mouillés jusqu'au  dernier habit. Vu ce comportement des militaires qui déborde les limites, les habitants de Maboya lancent un SOS au commandant des opérations afin de relever sans délai ces militaires qui tracassent la population au lieu de la sécuriser. Pour rappel, ces militaires ont été  déployés à Maboya après une série d'attaques de ce village par miliciens mai mai qui ont fait fuire la police qui y était basée. Elle demande également au capitaine M. Hazukay, porte-parole des opérations Sokola 1, de porter haut ce cris d'alarme de la population pour que la paix revienne dans cette contrée du groupement Malio en territoire de Beni.