25. mars, 2019

HRW: Deux anciens hauts responsables de l’ANR devraient être traduits en justice

Les autorités de la République démocratique du Congo devraient ouvrir des enquêtes sur deux anciens responsables des services de renseignement récemment limogés et accusés d'avoir commis de graves violations des droits humains, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. En mars 2019, le président Félix Tshisekedi a relevé Kalev Mutondo de ses fonctions de directeur de l'Agence nationale de renseignements (ANR) et Roger Kibelisa de son poste de chef du Département de la sécurité intérieure de cette agence.

Sous la direction de Mutondo et de Kibelisa, l'ANR a été un instrument de répression politique contre les dirigeants de l'opposition et les activistes pro-démocratie et des droits humains, tout au long de la longue crise politique qu'a connue le pays. Le président Tshisekedi a nommé Kibelisa au poste d'assistant du conseiller spécial du Chef de l’État en matière de sécurité. On ignore encore si Mutondo se verra offrir un nouveau poste.

« Le limogeage de Mutondo et Kibelisa par le président Tshisekedi pourrait s'avérer être une étape importante vers la fin des abus systématiques commis par les services de renseignement congolais », a déclaré Lewis Mudge, directeur pour l'Afrique centrale à Human Rights Watch. « Mais au lieu de donner à ces hommes de nouveaux postes, la nouvelle administration devrait enquêter sur leur comportement passé et les poursuivre en justice de manière appropriée. »

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