9. juin, 2020

Dans l’est du Congo, la police traumatise et tue comme le coronavirus

Demandez à n’importe quel Congolais, en milieu urbain ou rural, personne ne vous dira qu’il se sent en sécurité en présence d’un policier. C’est parce qu’on connait le mode opératoire de ces policiers ainsi que de recrutement : c’est souvent d’anciens miliciens ou d’anciens bandits du quartier. Pas étonnant qu’ils multiplient abus et bavures, malgré les nombreux reproches de leurs supérieurs. Avec l’avènement du coronavirus, une fois de plus, la police se fait remarquer par des abus. Le dernier cas en date est un jeune tué à Bukavu ce dimanche 07 juin 2020. Trois autres l'ont précédé.

Pour quelle raison peut-on faire respecter le port de masques en y allant avec des armes létales ? N’est-ce pas de la folie ? Pourtant, c’est le cas au Nord et au Sud-Kivu. Des tueurs en tenue de police, des gens avec un permis de tuer, en tout cas pour moi c’est cela. Ces policiers qui tuent sont des assassins avec un permis d’exécuter de paisibles citoyens, ils remplissent nos rues et circulent en jeep, en quête de nouvelles proies.

il faut envoyer des policiers avec des armes non létales, adaptées à la situation. La population est déjà assez traumatisée par ce virus dont on ignore encore l’origine et encore moins le remède, pour que des policiers, dont le boulot est de nous protéger, viennent ajouter de la terreur.

Donnez-leur des matraques et des boucliers, c’est tout !

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