4. sept., 2020

FARDC et PNC champions des violations des droits humains en RDC

Dans un rapport publié ce jeudi 3 septembre 2020, le BCNUDH (Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme) a constaté une hausse du nombre de violations attribuables à des agents de l’Etat (+13%) et en moindre mesure du nombre d’atteintes commises par des combattants de groupes armés (+8%). En particulier, des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été responsables en juillet d’un nombre croissant de violations dans les provinces du Nord-Kivu, du Tanganyika et du Kasaï Central.

Sur l’ensemble du territoire, les agents de l’Etat sont responsables de 44% des violations documentées, dont les exécutions extrajudiciaires de 55 personnes, dont au moins 11 femmes et deux enfants.

Parmi toutes les parties au conflit, les principaux auteurs sont les militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) (24%). Dans les provinces non affectées par les conflits, 44 violations des droits de l’homme (6% du total) y ont été documentées. Les agents de la Police nationale congolaise (PNC) en sont les principaux responsables (57% des violations).

Tout compte fait, c'est étonnant que le BCNUDH, malgré ces chiffres, continue à appeler la population à faire confiance aux forces de sécurité. N'est-ce pas que cela sonne un peu bizarre: "Voici vos bourreaux. Faites confiance en eux".

Pardon? Il faudra que d'abord nos uniformés fassent preuve d'un changement radical et durable avant de mériter la confiance de la population. On voit bien que ces onusient vivent dans leurs ghettos de luxe, loin du vécu quotidien de la population. Pour eux soldats et policiers sont des données statistiques, alors que pour nous, ce sont des fléaux.