12. avr., 2021

Répression violente des manifestations à Beni : le commandant de la police réclamé devant la justice

La ville de Beni au Nord-Kivu a été le théâtre des manifestations toute la semaine de lundi 5 à samedi 10 avril 2021 décrétées par les groupes de pression et mouvements citoyens ainsi que certaines autres organisations de la société civile pour réclamer le départ de la Mission de l'organisation des Nations unies en RDC (Monusco).

Les manifestations étaient parfois violemment réprimées par les Forces armées de la RDC qui renforçaient la police pour tenter de contenir les manifestants.

Si une femme est morte tuée par un militaire, plusieurs autres manifestants ont été blessés et des dizaines d'autres arrêtés. Les victimes étaient tabassées et leurs téléphones portables et argents extorqués par les forces de l'ordre. Elles ont également dispersé les manifestants non armés par des tirs des balles réelles. Une forte répression que certains analystes qualifient « d'usage disproportionné de force ».

Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Nzanzu Kasivita Carly a appelé le vendredi les forces de l'ordre au professionnalisme et à la discipline. Les quatre coordinations de la société civile du grand Nord, à savoir la société civile de la ville et du territoire de Beni, de la ville de Butembo et du territoire de Lubero ont dénoncé les mêmes dérapages et appelé les autorités à s'impliquer.

Le samedi 10 avril, le conseil urbain de la jeunesse de Beni a exigé la démission du commandant de la police en ville de Beni, le colonel François Kabeya Makosa, qu'il soit déféré devant la justice pour les dérapages et les violations des droits de l'homme dans lesquels se sont illustré ses hommes  lors des répressions des manifestations.

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