5. mai, 2021

Etat de siège au Nord-Kivu : et si les FARDC en abusaient ?

Avec l'entrée en fonction de l'administration militaire dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, dans le cadre de l'état de siège proclamé par le président Félix Tshisekedi, les habitants de la région ne sont pas rassurés face aux conséquences de cette décision sur leur quotidien.

Avec la concentration de tous les pouvoirs dans les mains de l'armée, cet habitant de Goma redoute le non-respect des droits fondamentaux.  

 " Nous pensons que cela n'aura aucun impact positif sur la démocratie et le respect des droits humains.  Nous savons le niveau d'éducation de nos militaires qui sont souvent incapables de ramener le calme lorsqu'il y a un trouble à l'ordre public. Si on leur donne le pouvoir, je pense qu'ils risquent d'en abuser. " 

Un militant de la Lucha rappelle que l'armée congolaise a souvent été accusée de complicité avec les bandes armées qu'elle est censée combattre.

" Nous savons qu'il y a dans l'armée des gens qui sont complices avec les rebelles. Il y a aussi dans l'armée des militaires qui viennent des groupes rebelles et qui n'ont pas été recrutés suivant des normes sérieuses. On risque de donner à ce genre de personnes un pouvoir excessif qu'ils vont exercer sur les citoyens et ce sont ces derniers qui en seront les victimes."

Bref, certains civils craignent que l'armée ne restreigne les libertés et n'abuse de la force. Les FARDC pourront-ils pacifier la région en assiégant l'état, alors qu'ils n'y sont pas parvenus depuis de longues années?

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