18. juin, 2021

Les FARDC accusées de possibles crimes de guerre en Ituri

Le groupe d’experts de l’ONU a documenté plusieurs cas de possibles crimes de guerre dans son dernier rapport publié mercredi 16 juin. Le plus grave a sans doute eu lieu en Ituri l’an dernier. Le groupe d’experts a interrogé une cinquantaine de témoins, certains oculaires, mais aussi notamment des victimes et des membres des forces de sécurité. Plusieurs unités sont accusées d’avoir commis des violences, exécutions sommaires, viols, destructions et pillages de villages. Ces exactions ont notamment visé les populations bira et lendu, considérées comme proches des deux principaux groupes armés locaux, les FPRI (Force de résistance patriotique de l'Ituri) et la Codeco (Coopérative de développement du Congo). Le 25 juin 2020, dans un village, treize personnes ont même été exécutées. Certains des cas documentés pourraient constituer des crimes de guerre, pointent les experts onusiens.

Paradoxalement, la Codeco, toujours selon ce rapport, a tiré l’essentiel de ses armes des FARDC. Lors d’attaques, 172 soldats ont été tués selon des statistiques officielles, 130 kalachnikovs, des grenades, des lance-roquettes, des mitrailleuses et même un mortier ont été volés. Mais selon le groupe d’experts, d’autres officiers FARDC ont fourni des armes à ces mêmes miliciens. Des militaires seraient également présents dans sept mines d’or dans les territoires de Djugu, d’Irumu et de Mambasa. Quatre d’entre eux avaient été attaqués par des factions de la Codeco.

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Curieusement, le Président a dit à Bunia que la proclamation de l'état de siège devrait permettre de mettre un terme à l’insécurité mais aussi aux « magouilles » de l’armée dans la gestion des fonds des opérations. 

Quelqu'un peut-il nous expliquer comment, en donnant plus de pouvoir aux militaires par la proclamation de l'état de siège, les magouilles vont diminuer?