16. août, 2021

Des sites miniers demeurent contrôlés et exploités par des militaires FARDC au Sud-Kivu

Le 10 août 2021 au matin, des soldats des FARDC ont arrêté un chef local dans le village de Mitobo, dans le territoire de Mwenga. Le chef local aurait été arrêté parce qu'il a dit non à l'exploitation illégale des minerais chinois et à la présence des FARDC dans les sites miniers.

Malgré la récente sortie médiatique du Gouvernorat de la province du Sud-Kivu, qui a démenti à travers sa cellule de communication, la présence des militaires dans les sites miniers du Sud-Kivu, il n’y a pas l’ombre d’un doute que des sociétés minières chinoises œuvrant en chefferie de Wamuzimu, dans le territoire de Mwenga notamment, utilisent jusqu’à présent des militaires de FARDC, dans les activités d’extraction des matières premières.

« Personne n’est autorisé à accéder à ces sites miniers où les chinois travaillent sous la surveillance des FARDC, à l’instar de Mitobo, Mbelekelo, Kitutu, Kibe, Sugulu, Bakango, Kabonge, etc« , a dit un membre de la Société Civile de Mwenga.

Une autre source indique que certaines personnes qui s’opposaient à cette pratique des entreprises chinoises, dont ORC, Regal Manning, Bluent Mineral, ont été arrêtés et emprisonnées sous la bénédiction de certaines autorités politico-administratives et militaires des FARDC de la place.

« Des habitants qui ont résisté contre ce pillage, ont été arrêtés et croupissent en prison à Bukavu. L’opinion dénonce la complicité des autorités dans ce dossier. Les activistes des Sociétés Civiles de Mela et Lugushwa sont détenus à l’auditorat militaire de Bukavu, arrêtés par les mêmes militaires qui protègent les chinois, » affirme-t-elle.

Face à cette situation, ces organisations de la Société Civile plaident auprès du Gouvernement de renégocier ses contrats avec ces sociétés minières chinoises qui exploitent des minerais dans le territoire de Mwenga sans que les communautés locales ne soient impliquées de près ou de loin.

«Des champs de culture sont ravagés, des étangs piscicoles et rivières pollués à cause des produits chimiques utilisés par ces chinois, et cela depuis plus d’une année et demi déjà, alors qu’elles ne respectent même pas les cahiers de charge qu’elles signent avec les communautés locales,» affirme par exemple l’Asbl Madini Mulimo na Maendeleo.

Lire tout l'article sur provinces26rdc.net