8. sept., 2021

La police dément avoir tracassé la population à Wayene, Butembo

Des habitants du quartier Wayene dans la municipalité de Bulengera, à Butembo se plaignent de la tracasserie dont ils ont été victimes vendredi 3 septembre 2021 pendant un bouclage mixte de la police, des FARDC et de l’ANR. Pour ces services étatiques de défense et de sécurité, l’objectif était de dénicher tout cas suspect susceptible d’insécuriser la ville de Butembo.

Après ce passage de la police et des militaires, certains habitants ont dénoncé quelques dérapages de la part des forces de sécurité, notamment des intimidations et le ravissement d’argent dans plusieurs ménages.

« Ils m’ont brusquement rencontrée dans ma chambre. Les uns échangeaient avec mon mari, ils ont commencé à fouiller dans la chambre, disant qu’ils cherchent des armes et des tenues militaires. Ils ont menacé d’emporter un matelas qui était dans la chambre, parce que nous n’avons pas présenté la facture, même s’il n’est pas utilisé mais nous l’avions acheté il y a 4 ans. Pour quitter ma maison, ils ont dû emporter une somme de 30 dollars » a indiqué une habitante dont son ménage a été visité.

Une autre qui ajoute que : « ils ont menacé d'emporter notre écran téléviseur si nous ne leur donnons pas de l’argent. Nous avons donné 10 dollars. Nous leur demandons de faire leur bouclage sous le respect de droits humains ».

Ils sont nombreux, ces habitants qui expriment leur désolation pour la technicité des agents des services de la police et de l’armée lors de ses opérations de vendredi derniers. En dénonçant ces ‘violences’ à domicile, ces citoyens demandent aux autorités compétentes de s’impliquer dans le dossier pour arrêter cette pratique.

Cette tracasserie, les autorités policières ne veulent pas le reconnaitre. Le commandant ville de la PNC, le commissaire supérieur Polo Ngoma a indiqué que l’opération s’est déroulée en sa présence, et aucun n’incident n’a été enregistré, en dépit des témoignages des victimes.

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Evidemment, si la police refuse de reconnaître le problème, celui-ci n'a jamais existé. 
De cette façon la criminalité policière ne prendra jamais fin. La confiance de la population sera encore un peu plus entamée, et la réputation du commissaire entâchée. Et après ils seront étonnés que la population demande la fin de l'état de siège!