22. sept., 2021

Militant de La Lucha handicapé à vie suite à la violence policière

Lafontaine Katsaruhande, un militant de La Lucha de 21 ans, a été amputé de sa jambe droite le mardi 21 septembre 2021. Le 10 septembre 2021, un policier avait tiré sur lui au cours d'une manifestation pacifique contre l'insécurité dans la ville de Beni.
 
Ces trois dernières années et rien qu'à Beni, les répressions des actions citoyennes pacifiques par la police et l'armée ont fait dans les rangs de La Lucha deux morts par balle, un borgne et un handicapé. Aussi flagrantes et révoltantes que sont ces violences policières, leurs auteurs sont libres. 
 
Dans un pays qui prétend être un état de droit, l'Etat devrait non seulement s'excuser, mais aussi traiter en justice les auteurs de tels dérapages policiers et prendre en charge les victimes. Mais chez nous au Congo, l'Etat de droit ne fait pas signe de présence, malgre les nombreuses promesses dans ce sens, et malgré les discours de nos responsables à l'Assemblée générale des Nations Unies, tentant de dorer l'image de nos services dits sécuritaires. C'est la logique de l'état de siège qui prédomine en ce moment dans les provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu, et comme cela donne tous les droits aux militaires, on ne tolère pas les critiques sur leurs aberrations.