5. nov., 2021

Eléments de la police à la base de violences basées sur le genre à Dibaya, Kasaï central

Cette affaire part du cas de viol subi par une jeune fille mineure d’environ 16 ans, forcée par un policier dans le cachot où il était commis à la garde, situation d’il y a une année, restée sans suite et le bourreau marche déjà en homme libre. Autre cas récent est le viol d’une femme mariée par un policier la nuit du vendredi 28 septembre 2021 en l’absence de son mari. Cela s’est passé toujours à Dibaya dans le village Nsadi. Mais la police détourne l’affaire en dénonciation calomnieuse pour sursoir la poursuite.

Augustin Mukenge Shabantu, point focal de la nouvelle société civile du Congo de Dibaya basée dans la ville de Tshimbulu: "La VBG est un fléau qui ralentit l’émergence de nos communautés. C’est ainsi qu’il serait impérieux que nous, nouvelle société civile, les structures féminines, les organes de l’ordre… combattions ensemble ce fléau qui nous ronge ”.

Contacté pour réagir à l’accusation, le colonel en chef du commissariat de Tshimbulu, Jean Paul Wadimanya, confirme les faits allégués, et précise que les dossiers ad hoc sont déjà inscrits au tribunal de grande instance de Tshimbulu en pleine action juridictionnelle.

Il confirme par la suite, son attachement à la loyauté et se dit être le premier ennemi de la VBG dans sa juridiction.

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Voilà donc un autre exemple du fossé entre le discours des officiers et la réalité vécue par la population.