11. mars, 2022

FARDC et PNC ont commis 44% des violations des droits de l’homme en RDC en janvier 2022 (BCNUDH)

Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) en République démocratique du Congo (RDC) a publié son rapport du mois de janvier 2022, dont voici un extrait:

Durant le mois de janvier 2022, le BCNUDH a documenté 571 violations et atteintes aux droits de l’homme sur tout le territoire de la République démocratique du Congo, soit une tendance proche de celle du mois de décembre 2021 (560 violations). Les violations attribuables à des agents de l’Etat ont légèrement augmenté (+8%), notamment en Ituri, au Sud-Kivu et dans la Tshopo, tandis que celles commises par des agents de la PNC ont diminué de 17%, notamment dans la Tshopo et au Sud-Kivu. Les atteintes attribuables aux groupes armés ont également légèrement diminué (-3%), ce qui reflète une baisse du nombre d’atteintes commises par des combattants des Allied Democratic Forces (ADF).

Sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo, les agents de l’Etat sont responsables de 270 violations, soit 47% des violations documentées en janvier 2022. Ce nombre représente une augmentation de 8% par rapport aux 251 violations documentées au mois de décembre 2021. Les agents de Police nationale congolaise (PNC) et les militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont commis près de 44% du total des violations documentées qui ont causé la mort d’au moins 42 personnes, dont 35 hommes, cinq femmes et deux enfants.

Pour télécharger le rapport du BCNUDH

Conclusions: état de siège ou non, nos soldats et policiers continuent à tuer notre population. Aucun signe significatif d'une amélioration de leur comportement. Les autorités militaires, policières et civiles de notre pays reçoivent ces rapports comme nous tous, mais jamais aucune action efficace pour rendre nos forces de l'ordre plus professionnelles ne semble être prise. Certains parmi ces assassins sont laissés en impunité totale. Les armes sont toujours gérées avec la même nonchalence. Combien de citoyens innocents devront encore mourir avant d'avoir des militaires et policiers en qui nous pouvons avoir confiance?