19. avr., 2022

Après tuerie perpétrée par un soldat ivre à Bambu, la société civile de l'Ituri réclame des actes

Après qu’un soldat en état d’ivresse a tué 8 personnes, trois militaires et cinq civils, dimanche en Ituri, la société civile s’inquiète de la récurrence des cas de tueries perpétrées par des militaires en état d’ivresse ou sous un choc émotionnel. Un phénomène de plus en plus récurrent depuis que les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri ont été placées sous état de siège. 

Dimanche, les premières victimes du soldat en état d'ivresse ont été ses compagnons d’armes. Il a d’abord ouvert le feu sur son chef d’unité, un lieutenant-colonel, avant de neutraliser ses deux gardes. Les civils tués étaient à bord d’un camion de marchandises, selon Dieudonné Losa, le coordinateur de la société civile en Ituri. Les faits ont eu lieu à Bambu, une localité à plus de 40 kilomètres de Bunia, chef-lieu de l’Ituri.

« Le véhicule voulait faire demi-tour. C'était un camion, le chauffeur a été atteint, les passagers aussi. Ça fait mal. On ne peut pas imaginer la mort d’une seule personne de plus, pas surtout de la part des Fardc qui est une armée régulière. Ce qui est vrai, c’est qu’il y a de plus en plus de morts d’hommes où la main des Fardc se fait sentir. Il n’y a pas longtemps, un autre élément des Fardc à Mungwalu a tué une femme et son mari. C’est une désolation pour nous », explique le coordinateur.

L'armée se retrouve de nouveau au centre des débats avec cette tuerie. Alors qu'une nouvelle session parlementaire est en cours et qu'un projet de loi de défense doit être prochainement examiné, beaucoup appellent à d'importantes mesures au sein des forces congolaises.

"Je pense que la toute première mesure c’est que les militaires devraient rester dans les casernes et ne devraient pas circuler dans la communauté, dans les bistrots et ne pas se mélanger, comme ça, avec la population."

Juvénal Munubo, membre de la commission de défense à l'Assemblée nationale

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