28. avr., 2022

L’ONU accuse des militaires de violations des droits humains sous l'état de siège au Masisi

Un document des Nations unies, consulté cette semaine par l’AFP, accuse des soldats congolais « d’au moins 231 violations » des droits humains commises en neuf mois dans un territoire sous état de siège dans l’est de la République démocratique du Congo.

« Attaques sur des personnes et des lieux protégés », « enlèvement, recrutement et utilisation d’enfants », violences sexuelles et tortures notamment sont dénoncés et documentés dans une « note verbale » et 25 pages d’annexes adressées le 22 février au ministre congolais de la Défense par le Bureau conjoint des droits de l’homme des Nations unies en RDC (BCNUDH).

Certaines des exactions répertoriées sont des « violations du droit international humanitaire, constitutives de crime de guerre », considère ce Bureau.

Les faits mentionnés, selon le document, ont eu lieu dans le territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, entre l’instauration de l’état de siège le 6 mai 2021 et le 9 février 2022.

Leurs auteurs, ajoute le BCNUDH, sont des soldats du 3410e régiment des Forces armées de RDC (FARDC) qui étaient alors stationnés dans la région.

Dans sa lettre au ministre de la Défense, le bureau onusien regrette « qu’aucune action n’ait été prise pour faire cesser ces violations (…) et mettre les auteurs présumés à la disposition de la justice ».

Selon des sources sécuritaires au Nord-Kivu, le 3410e régiment est aujourd’hui déployé près de la frontière ougandaise, au front contre les rebelles du M23.

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