19. oct., 2022

HRW accuse l'armée congolaise d'avoir collaboré avec des groupes armés

Selon Human Rights Watch, entre mai et août 2022, l’armée congolaise a combattu les rebelles du mouvement M23 soutenu par le Rwanda dans la province du Nord-Kivu aux côtés d’une coalition de milices congolaises ainsi que des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Dans certains cas, des officiers de l’armée congolaise ont apporté un soutien direct aux groupes armés. 

Tous ces groupes armés selon l'ONG, sont tristement connus pour leurs violations des droits humains dans leurs fiefs respectifs. Le chef du NDC-R, Guidon, demeure sous sanctions onusiennes et les autorités congolaises ont émis un mandat d’arrêt à son encontre en 2019 pour recrutement d’enfants, insurrection et le crime contre l’humanité.

Face à cette situation, HRW estime que l’administration Tshisekedi devrait effectuer une refonte du secteur de la sécurité, notamment avec l’adoption d’un plan visant à mettre fin à l’impunité pour les auteurs de graves violations des droits humains, comprenant un mécanisme d’assainissement pour l’armée et les autres services de sécurité, une entité judiciaire internationalisée et un programme complet de réparations pour les victimes d’abus.

Une telle réforme systémique, ainsi qu’un programme efficace de démobilisation des miliciens et combattants des groupes armés, devraient être au cœur des discussions régionales en cours portant sur la menace sécuritaire posée par le M23 et les autres groupes armés.

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