21. oct., 2022

FARDC: "l'utilisation des groupes armés est un faux débat”

Accusée d’avoir utilisé des rebelles, dont ceux du groupe hutu rwandais FDLR pour combattre les combattants du mouvement du 23 mars, M23, l’armée congolaise réplique et ne cache pas sa surprise de voir l’ONG HWR faire référence à cette accusation qui est l’éternelle excuse du voisin rwandais pour attaquer la RDC.

Les forces armées de la RDC ont réagi au récent rapport de l’organisation britannique Human Right Watch accusant les FARDC d’avoir combattu les rebelles du M23 dans l’est du pays aux côtés du groupe armé Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda, FDLR, et d’autres milices congolaises impliquées dans de graves exactions documentées dans les zones qu’elles occupent.

Dans sa réaction, l’armée congolaise, par l’intermédiaire de son porte-parole nouvellement nommé, le général de brigade Sylvain Ekenge, affirme qu’elle continue de considérer cette accusation comme un alibi des autorités rwandaises pour justifier les incursions de leur armée sur le territoire congolais.

L’officier supérieur de l’armée congolaise affirme également que Human Right Watch répercute malheureusement ce que les Rwandais disent toujours pour soutenir les terroristes du M23 dans la réalisation des attaques contre les positions des FARDC dans les territoires de Rutshuru et de Nyiragongo depuis novembre 2021.

“La RDC est un pays souverain et organisé avec une armée républicaine qui a des hommes. L’utilisation des groupes armés est un faux débat”, a expliqué le porte-parole de l’armée régulière, le général de brigade Sylvain Ekenge. Il appuie ses propos par le fait que ces rebelles hutus rwandais, considérés comme génocidaires depuis 1994, n’ont plus d’hommes entraînés et sont sans matériel militaire. “Les FDLR n’ont rien à faire dans cette guerre, alors que le Congo a sa propre armée” a-t-il martelé.

Se basant sur la situation sécuritaire dans cette partie du territoire national, Sylvain Ekenge rappelle les exactions commises contre le peuple congolais par les éléments des FDLR depuis plus de deux décennies. « Ce qui est paradoxal par rapport au contenu du fameux rapport publié par HRW », a souligné l’officier militaire.

Il faut noter que les rebelles du M23 continuent d’occuper depuis juin dernier plusieurs villages de Rutshuru. Ces rebelles sont accusés par la société civile locale d’être auteurs de plusieurs exactions contre les civils.

Voir l'article original sur congorassure.cd