Nouvelles

2. sept., 2021

C’est aux environs de 20 heures de ce jeudi que des coups de balles ont retenti dans le quartier Bankonko, en ville de Bunia, au chef-lieu de la province de l’Ituri, plongeant la population dans une psychose.

Selon des témoins contactés par buniaactualite.com, il s’agissait d’un militaire en état d’ivresse venu créer des troubles dans un lieu de deuil, où une veillée funèbre se tient. Voulant l’éloigner, c’est à ce moment-là que ledit militaire en tenue civile va d’abord tirer en l’air, avant de tirer sur deux personnes dont une femme et un garçon de la même famille que la défunte.

Après son forfait, il a pris une destination inconnue. En ce moment, les blessés ont été conduits d’urgence à l’hôpital général pour des premiers soins. L’une des victimes a été touchée au niveau de pied et l’autre au niveau du ventre, apprends-t-on.

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30. août, 2021

Le décès, ce dimanche 29 août, du colonel Polydor Kasongo, commandant de la Légion Nationale d’Intervention (LENI, ex-PIR), par mauvaise manipulation de l’arme par son garde du corps, vient jeter une fois de plus le doute sur la qualité des hommes en uniforme que la RDC dispose dans sa police.

En effet, cet officier supérieur (Colonel full) de la police nationale Congolaise revenait de la messe, lorsqu’un embouteillage dû au mauvais stationnement des taxis-motos au niveau du saut-de-mouton de pompage a nécessité l’intervention de l’un de ses gardes du corps pour lui frayer un passage.

Habitués à l’anarchie et à la brutalité connues de tout kinois, ces motards vont opposer une résistance farouche au policier qui, pendant cette altercation, sera surpris par la détonation de son arme. Et c’est le tir en question qui atteindra mortellement le colonel à bord de sa jeep de commandement. Ce dernier succombera sur le coup.

Si le policier, apprend-t-on, est aux arrêts, une question simple que les enquêteurs pourront poser d’une part, est celle de savoir : que faisait la balle dans la chambre de cette arme et pourquoi la sûreté était-elle ouverte, alors que visiblement, le colonel n’était pas en danger ? D’autre part, qu’en est-il de la formation, recyclage et entraînement des policiers RD congolais ?

C’est ici l’occasion de déplorer le manque de rigueur en ce qui concerne les critères de sélection pour le recrutement des policiers et des militaires. Car en effet, en Afrique subsaharienne et particulièrement en RDC, la police et l’armée semblent être des dépotoirs de tous les inciviques et enfants en rupture avec la scolarité. Dans la société congolaise où tout le monde connaît tout le monde, les chauffeurs des officiers ont été fait policiers, leurs personnels domestiques de même, leurs fils, filles, nièces, neveux etc. Les femmes et enfants sans formation remplacent des parents policiers décédés ou déclarés inaptes…telle est la réalité de beaucoup des policiers à qui sont dotées armes et uniformes.

Le décès de cet officier doit civilement être la responsabilité de gouvernement congolais pour sa complaisance et sa négligence dans le recrutement et la formation des éléments de la police voire de l’Armée. Faudra-t-il vraiment à ce garde du corps de descendre pour disperser les motards avec violence ? Pourquoi n’a-t-il pas recouru aux policiers de circulation routière ? Excès de zèle et usurpation de pouvoir qui renvoient malheureusement très tôt son colonel au-delà. Perte pour sa famille qui énormément doit être réparée par l’Etat congolais.

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29. août, 2021

Les chiffres commencent à tomber. Le nombre de soldats fantômes dont la solde a été payée et bouffée par les galonnés est de l'ordre de 20%. Le site Congo virtuel vient de publier les chiffres dont le résumé est montré ici.

Le sens du terme "warriors" prend ainsi une toute autre dimension. Si ce nom pour le moins bizarre pour un gouvernement se réfère à l'armée, on finira par conclure que le gouvernement lui aussi est composé à 20% de fantômes. 

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27. août, 2021

L’adjudant-chef Doudou Ngoy Ilunga, un des assassins de l’activiste Floribert Chebeya a été arrêté depuis mardi 24 août à Lubumbashi dans le Haut-Katanga.

Transféré déjà à Kinshasa, cette arrestation marque une avancée significative dans les investigations menée par l’auditeur général des FARDC, Gal Likulia. Ceci, malgré la fuite du général John Numbi, considéré comme principal assassin de Chebeya et Fidèle Bazana, onze ans après.

Il s’agit de la quatrième arrestation après celles, le 03 septembre 2020 à Lubumbashi, du Major Christian Ngoy Kenga, promu Lieutenant-Colonel par l’ancien régime, de l’Adjudant Jacques Mugabo le 16 février 2021 à Lubumbashi, promu Lieutenant par l’ancien régime et du Général Zelwa Katanga alias Djadjidja, à Kinshasa.

Pour l’ONG la Voix des Sans Voix, cette arrestation est l’une de grandes avancées de la justice militaire congolaise qui donne jusque-là à l’opinion publique une impression positive d’œuvrer pour la lutte contre l’impunité des crimes touchant les Défenseurs des Droits Humains en RDC.

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Espérons que la Voix des Sans Voix pourra dire un jour qu'elle a eu raison de croire à la fin de l'impunité dans les rangs de nos hommes en uniforme.

27. août, 2021

Oui, vous l'avez bien lu. Nos militaires et policiers continuent à abattre des civils. 

Les agents de l’Etat ont été responsables de près de 50% des violations documentées en juillet dont des exécutions extrajudiciaires d’au moins 25 hommes, une femme et un enfant, d’après le rapport mensuel du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) en République démocratique du Congo (RDC). 

Ce nombre reste stable par rapport aux 256 violations enregistrées au mois de juin 2021. Les agents de la Police nationale congolaise (PNC) et les militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont commis près de 43% du total des violations documentées.

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