Nouvelles

4. sept., 2020

"Un militaire FARDC qui tire à bout portant sur un civil, un tel acte ne peut en aucun cas briser le mariage qui est d’ailleurs solide entre la population civile et notre armée. C’est un élément qu’on va corriger. Nous ne pouvons en aucun cas encourager de tels actes qui ternissent l’image de notre armée. Nous pensons qu'il va servir de modèle pour le reste des soldats. Un soldat doit garder sa population, doit protéger sa population. Même si on a pris un verre de trop on doit se comporter en un soldat qui est un patriote, appelé aussi à protéger les civils. Nous pensons que si nous ne punissons pas ce soldat, ça va fragiliser le mariage entre la population et l’armée ».

Non, ce n'est pas nous qui le disons, mais le Lieutenant Antony Mwalushayi, porte-parole à l’intérim des opérations Sokola 1. Il parle en ces termes après le n-ième abus d'une arme contre un civil par un "vaillant" soldat à Beni, Nord-Kivu. Les incidents continuent à se succéder à haute vitesse. Les statistiques des crimes de nos hommes en uniformes ne cessent d'augmenter. Mais à part ça, les hommes au pouvoir disent que tout va bien au Congo. 

Vraiment?

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4. sept., 2020

Dans un rapport publié ce jeudi 3 septembre 2020, le BCNUDH (Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme) a constaté une hausse du nombre de violations attribuables à des agents de l’Etat (+13%) et en moindre mesure du nombre d’atteintes commises par des combattants de groupes armés (+8%). En particulier, des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été responsables en juillet d’un nombre croissant de violations dans les provinces du Nord-Kivu, du Tanganyika et du Kasaï Central.

Sur l’ensemble du territoire, les agents de l’Etat sont responsables de 44% des violations documentées, dont les exécutions extrajudiciaires de 55 personnes, dont au moins 11 femmes et deux enfants.

Parmi toutes les parties au conflit, les principaux auteurs sont les militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) (24%). Dans les provinces non affectées par les conflits, 44 violations des droits de l’homme (6% du total) y ont été documentées. Les agents de la Police nationale congolaise (PNC) en sont les principaux responsables (57% des violations).

Tout compte fait, c'est étonnant que le BCNUDH, malgré ces chiffres, continue à appeler la population à faire confiance aux forces de sécurité. N'est-ce pas que cela sonne un peu bizarre: "Voici vos bourreaux. Faites confiance en eux".

Pardon? Il faudra que d'abord nos uniformés fassent preuve d'un changement radical et durable avant de mériter la confiance de la population. On voit bien que ces onusient vivent dans leurs ghettos de luxe, loin du vécu quotidien de la population. Pour eux soldats et policiers sont des données statistiques, alors que pour nous, ce sont des fléaux.

3. sept., 2020

Nous l'entendons bien trop souvent: des soldats qui utilisent leurs armes pour des affaires privées. Si ce n'est pas pour cambrioler des maisons, intimider les passants aux barrières pour les faire payer, tuer les jeunes qui se révoltent, soyez sûr c'est pour se disputer entre eux. Et ce n'est pas pour des choses nobles qu'ils se battent, mais pour assouvir leurs besoins primaires, considérant les femmes comme des objets.

Voilà encore qu'un garde du corps au lieu de protéger son commandant, l'a abattu, puis s'est enfoui avec une fille d'un bar, objet de leur dispute. On a beau appeler la population à faire confiance aux FARDC, chaque fois qu'il y a un incident pareil, tous les efforts de sensibilisation s'avèrent vains. Et ce lieutenant porte-parole qui dit seulement que "cet acte commis par cet officier militaire est condamnable d’où il appelle les hommes des troupes au bon sens", il fait pitié. Car avec de telles paroles, il annonce tout simplement l'impunité. Malheureusement....

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22. août, 2020

Le Territoire de Nyiragongo souffre terriblement des tracasseries policières. Tout ce qui bouge est sensé payer 200 FC aux uniformés à plusieurs barrières. Quand on est taximan et on passe par la barrière plusieurs fois par jour, il y a de quoi s'énerver. Car de l'argent qu'on donne, on ne reçoit jamais rien en retour: pas de bonnes routes, pas de sécurité, rien, c'est juste un pillage brutal et en contradiction avec la mission de la police.

Ce n'est donc pas étonnant qu'il y a eu une bagarre. Et la policie s'est laissée emporter. Heureusement qu'il n'y a pas eu de morts!

De pareilles inepties doivent arrêter! Que les autorités communales s’impliquent pour supprimer toutes ces barrières et que les commanditaires soient déférés devant la justice afin d’expliquer le pourquoi de cette tracasserie» a dit Janvier SEBWAGE, président des forces vives de Kibumba.

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22. août, 2020

Il n'y a quasiment pas de jour qui passe sans que quelque part dans notre vaste pays il y ait un homme en uniforme qui tourne son arme, qui devrait être un instrument pour préserver la paix, contre des concitoyens innocents sans défense. Cette fois-ci c'est à Bunia qu'un commissaire adjoint, commandant en second d'un escadron mobile d’intervention du commissariat urbain de la police nationale congolaise en ville de Bunia en Ituri, a assassiné sa belle-mère avant de se suicider.

Visiblement il y a un problème avec nos forces de l'ordre. Soit la sélection n'est pas bien faite et c'est le népotisme qui joue, plus que les compétences des candidats, soit c'est la formation qui fait défaut, ou bien la gestion du personnel et des armes est mal ou pas organisée. Il est à craindre que chez nous au Congo, c'est tout ça à la fois! Jusque quand serons-nous victimes de l'incapacité de l'Etat à protéger ses citoyens?

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